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Petit Koldois

Anciennes Épreuves du Concours de recrutement des élèves inspecteurs - CREI et le probatoire à l'inspectorat.

Par Petit Koldois 92 min de lecture
Anciennes Épreuves du Concours de recrutement des élèves inspecteurs - CREI et le probatoire à l'inspectorat.

🟥Epreuve concours de recrutement en année probatoire au CREI 2023

Option: Français Épreuve de dissertation Durée: 4 heures; coef. 1 Le candidat traitera, au choix, l'un des sujets proposés Sujet 1: [ ] Chaque livre, à chaque fois, est un salut aux pères et une insulte aux pères, une reconnaissance et un déni. Vous direz ce que vous inspire cette affirmation en vous appuyant sur des exemples précis. Sujet 2: «Etre dans le vent est une ambition de feuille morte. Vous discuterez cette affirmation en vous appuyant sur des exemples précis.

🟥 Fascicules Probatoire et Pédagogie

🟪 Épreuve de dissertation CREI 2017

CONCOURS DE RECRUTEMENT DES ELEVES-INSPECTEURS (CREI)

(Option : Français) Novembre 2017

Épreuve de dissertation   DurĂ©e : 5 heures ; coef. 2 Le candidat traitera au choix l’un des sujets proposĂ©s. Sujet 1 Le monde change tout comme les savoirs pour le comprendre. Commentez cette assertion en vous appuyant sur des exemples prĂ©cis. Sujet 2 « Le rĂ©alisme est donc très rĂ©pandu dans l’œuvre comique, mais il apparaĂ®t toujours bridĂ©, limitĂ© Ă  des dĂ©tails secondaires, Ă  des traits d’observation. Son rĂ´le est très souvent celui d’un point de dĂ©part. Mais, chose Ă©tonnante, la fantaisie n’est pas mieux traitĂ©e et se voit contrĂ´lĂ©e presque dans les mĂŞmes proportions. Il serait faux de croire que l’écrivain comique cherche Ă  donner libre cours Ă  son imagination. Ă€ chaque instant, il doit toucher terre, revenir au rĂ©alisme, qui le relance. » Discutez cette affirmation de Jean Sareil dans L’Écriture comique (1984)  

🟩 Épreuve de résumé et commentaire de texte CREI 2017

(Option : Français) Novembre 2017

Épreuve de rĂ©sumĂ© et commentaire de texte   DurĂ©e : 5 heures ; coef. 2 L’école n’est pas la vie et doit se dĂ©finir en rupture avec elle. Ă€ l’école, l’enfant cède la place Ă  l’élève. Toute particularitĂ© doit ĂŞtre laissĂ©e aux vestiaires de la classe : le dialecte rĂ©gional, la religion, les croyances et jusqu’aux reprĂ©sentations s’il se peut. La pensĂ©e rĂ©publicaine reprend ainsi le geste inaugural des Lumières que Kant dĂ©finissait comme un arrachement Ă  toute particularitĂ©, un devenir majeur, soit la capacitĂ© de s’élever Ă  l’universel, ce qui nous fait homme et non français ou breton. Si Ă©duquer (ou instruire) c’est bien faire advenir l’humanitĂ© dans l’homme, l’homme rĂ©publicain, dĂ©gagĂ© de toutes particularitĂ©s, apparaĂ®tra toujours trop abstrait pour une pensĂ©e historique ou sociologique qui ne peut penser l’humanitĂ© qu’incarnĂ©e dans un contexte historique dĂ©terminĂ©. S’il est entendu que l’homme n’a pas de nature au sens oĂą les animaux en ont une, le devenir humain peut se comprendre comme arrachement ou au contraire comme enracinement. Ă€ l’introuvable homme abstrait des Lumières, on opposera le fait de n’avoir jamais rencontrĂ© que des humanitĂ©s particulières, celle des Français, des Canadiens ou mĂŞme des QuĂ©bĂ©cois toujours nĂ©cessairement enracinĂ©s dans une culture dĂ©terminĂ©e. L’intĂ©grisme rĂ©publicain de Finkielkraut se mobilisera ainsi contre le romantisme d’Herder et son idĂ©e de Volkgeist, source supposĂ©e du relativisme des sciences humaines. D’autres croiront dĂ©celer chez les dĂ©mocrates, comme Touraine et ses disciples, le retour des thèmes traditionalistes et mĂŞme franchement rĂ©actionnaires d’un Bonald ou d’un Maistre. Aussi Ă©clairant que puisse paraĂ®tre un tel western mĂ©taphysique, il a surtout pour fonction d’éviter Ă  la rhĂ©torique rĂ©publicaine de reposer Ă  nouveaux frais, c’est-Ă -dire « socio-historiquement » le problème de la spĂ©cificitĂ© de l’espace scolaire et de transformer le schème de la sĂ©paration en vĂ©ritable « spaltung » schizophrĂ©nique. Le thème de l’ouverture de l’école sur la vie en fournit une première illustration. S’agit-il de confondre l’école et la vie ? Si les utopies d’Yvan Illich sont toujours susceptibles de renaĂ®tre, parĂ©es de nouveaux atours technologiques, les pĂ©dagogues - eux - ont toujours rĂ©clamĂ© une clĂ´ture scolaire. MĂŞme Rousseau qui rĂŞve d’une pĂ©dagogie Ă  l’air libre, n’en exige pas moins de son Ă©lève qu’il soit au moins symboliquement orphelin, c’est-Ă -dire libĂ©rĂ© des influences de la famille comme de celle du monde et soumis sans rĂ©serve Ă  l’autoritĂ© du prĂ©cepteur. D’ailleurs, Rousseau envisage l’espace Ă©ducatif comme une Ă®le (celle de Robinson CrusoĂ©) oĂą la valeur des choses se mesurerait Ă  leur usage. Faut-il pour autant faire de l’école une citadelle ? Certes, l’école n’est pas un lieu de production et devrait ĂŞtre Ă  l’abri des impĂ©ratifs qui lui sont liĂ©s. Alain a raison sur ce point : logique d’apprentissage et logique de production sont antinomiques, c’est bien tout le problème des pĂ©dagogies du projet ou de l’alternance d’avoir Ă  gĂ©rer ces tensions. L’école est bien menacĂ©e de toutes les dĂ©rives libĂ©rales liĂ©es Ă  une mauvaise conception de la dĂ©centralisation ou Ă  un dĂ©tournement de l’autonomie relative des Ă©tablissements. Doit-on pour autant exiger le retour Ă  une gestion exclusivement jacobine ? Enfin, comment concevoir ce lieu protĂ©gĂ© de l’étude ? Comme un monastère oĂą ne devrait entrer aucun bruit du monde ? Ou comme un lieu Ă  la fois abritĂ© et ouvert permettant de construire les outils intellectuels qui permettent prĂ©cisĂ©ment de penser ce monde et d’avoir prise sur lui ? MĂŞme dans l’école nouvelle, le mot d’ordre de « l’ouverture sur la vie » n’a jamais signifiĂ© l’abolition des frontières. Il s’agissait essentiellement d’une attaque contre le formalisme des activitĂ©s scolaires, la « scolastique » comme disait Freinet. En rĂ©alitĂ©, les pĂ©dagogues ont toujours tentĂ© de filtrer les influences du monde, ne serait-ce qu’en fuyant les villes vers les campagnes supposĂ©es moins corrompues. Mais comment former l’esprit critique sans l’exercer ? Comment Ă©manciper sans permettre l’exercice du jugement ? Aux rĂ©publicains intĂ©gristes qui seraient tentĂ©s de laisser les techniques modernes d’information Ă  la porte de l’école, leur chef de file, Milner donne des conseils beaucoup plus subtils : celui de retourner ces techniques contre leurs finalitĂ©s manifestes. En Ă©cho, François Dubet ne voit pas pourquoi on s’interdirait de faire travailler les Ă©lèves sur la fabrication du journal tĂ©lĂ©visĂ© comme on le fait sur la genèse d’un texte de Flaubert. En rĂ©alitĂ©, il n’y a pas Ă  opposer la lecture de Platon ou celle de Flaubert Ă  la visite d’une salle de rĂ©daction mais plutĂ´t Ă  les mettre en rapport. Car que serait une culture qui ne permettrait pas de penser le monde ? Et pourquoi Nietzsche, l’intempestif, celui qui dĂ©nonçait si bien l’emprise du journaliste « ce maĂ®tre de l’instant » ne fournirai-t-il ici les armes de la critique ? Fabre, M. (2002) Les controverses françaises sur l'Ă©cole : la schizophrĂ©nie rĂ©publicaine. Éducation et francophonie, Volume XXX, No 1, printemps 2002.   Après avoir rĂ©sumĂ© le texte en une dizaine de lignes, dĂ©gagez ses idĂ©es essentielles pour les commenter.    

🟨 Épreuve de dissertation CREI 2015

DES ELEVES-INSPECTEURS (CREI)  (Option : Français) Mai 2015

  Épreuve de dissertation DurĂ©e : 5 heures ; coef. 2     Le candidat traitera au choix l’un des sujets proposĂ©s.     Sujet 1 Discutez cette assertion selon laquelle « paresse et lâchetĂ© sont les causes qui font qu’un si grand nombre d’hommes restent dans un Ă©tat de tutelle et qui font qu’il est si facile Ă  d’autres de se poser comme leurs tuteurs».   Sujet 2 « Un livre, c’est un dĂ©tonateur qui sert Ă  faire rĂ©agir les gens ». Que pensez-vous de ces propos d’AmĂ©lie Nothomb ?  

🟫 Que faire à quatre mois du concours du probatoire pour le réussir ?

 RĂ©ussir le concours du probatoire Le concours du probatoire est l’un des plus important de la hiĂ©rarchie de la Fonction publique. Environ plusieurs postes sont ouverts, chaque annĂ©e. Certaines bonnes volontĂ©s ou groupes de professionnels ont donc dĂ©cidĂ© d’aider les candidats dans la prĂ©paration du concours en partageant leurs connaissances, en Ă©changeant selon un programme dĂ©fini Ă  l’avance avec un cahier spĂ©cial de prĂ©paration au concours. On essayera de donner des conseils mĂ©thodologiques, de faire des fiches de rĂ©vision sur les matières du concours, des fiches d’actualitĂ©, des tests corrigĂ©s et des notes de synthèse. L’ensemble des documents qui vous accompagneront ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s et rĂ©alisĂ©s par des universitaires et des fonctionnaires ayant une solide expĂ©rience des concours de la fonction publique. Le concours du probatoire n’est pas une promenade de santĂ©, les jurys sont exigeants et gĂ©nĂ©ralement il y a moins de laurĂ©ats que de postes ouverts. Alors, bon courage et mettez tous les atouts de votre cĂ´tĂ© grâce Ă  cette prĂ©paration que l’on se propose. Sept mois pour rĂ©ussir Que faire Ă  quatre mois du concours ? Vous ĂŞtes inscrit pour passer le concours du probatoire. Le dossier est complet. Vous ĂŞtes dotĂ©s des diplĂ´mes requis pour passer ce concours. Vous avez choisi votre spĂ©cialitĂ© en raison de vos connaissances et non pas de vos envies. Tout reste Ă  faire. Comment s’organiser ? Que lire ? Comment retenir les informations utiles ? Quel temps passĂ© ? Une sĂ©rie d’articles publiĂ©s sur plusieurs mois vont vous guider pour mieux apprĂ©hender les Ă©preuves et ĂŞtre efficace dans cet investissement. S’inscrire Ă  un concours est une chose relativement aisĂ©e, mais s’organiser pour le rĂ©ussir en est une autre. Vous constatez que vous choisissez une spĂ©cialitĂ© : Enseignement Ă©lĂ©mentaire, prĂ©scolaire ou psychologue conseiller. Le choix n’est pas fait Ă  la lĂ©gère, un correcteur est plus exigeant ; en sachant que le candidat a choisi les Ă©preuves et les matières sur lesquelles il dĂ©sire concourir et ĂŞtre apprĂ©ciĂ©. Il ne faut pas choisir une spĂ©cialitĂ© que l’on ne domine pas. La sĂ©lection est dure, il faut mettre toutes les chances de votre cĂ´tĂ©. Inscrivez-vous dans le domaine oĂą vous avez la chance d’avoir les meilleures notes. C’est un concours, il ne s’agit pas d’être bon mais d’être parmi les meilleurs. ConnaĂ®tre les Ă©preuves VĂ©rifiez les Ă©preuves auxquelles vous ĂŞtes inscrit. Vous aurez Ă  l’écrit deux compositions, l’une sur un sujet de culture gĂ©nĂ©rale (dissertation ) et une autre sur un sujet de discussion, de rĂ©sumĂ© de texte qui porte sur un fait pĂ©dagogique. Il serait absurde dans le cadre de votre prĂ©paration, de scinder les deux types d’épreuves. Comment faire un rĂ©sumĂ© pertinent si vous ne saisissez pas les subtilitĂ©s du texte ? Peut-on faire une synthèse de documents si l’on ne maĂ®trise pas les grandes problĂ©matiques liĂ©es aux rĂ©alitĂ©s de l’école sĂ©nĂ©galaise ? Enfin, toutes ces Ă©preuves ont une fonction professionnelle. Savoir lire un texte et en retirer l’essentiel est un travail quotidien dans la vie professionnelle, il s’agit d’un rĂ©sumĂ© ! Vous ne devez pas croire qu’il y a des Ă©preuves scolaires et d’autres plus pratiques. Chacune a sa raison d’être pour repĂ©rer les qualitĂ©s des meilleurs candidats pour occuper des fonctions de cadres dans l’enseignement. Un environnement motivant Pendant plusieurs mois, vous serez soumis Ă  la pression du temps et des distractions. L’entourage doit jouer son rĂ´le dans cette prĂ©paration. Vous devez avoir des pĂ©riodes de calme Ă  des heures propices Ă  la rĂ©flexion et en fonction de votre capacitĂ© de rĂ©sistance. Travailler ne se fait pas au milieu des enfants en Ă©bullition, ni entre minuit et deux heures du matin. Concrètement la conjointe, les parents, les enfants, les amis vous aident Ă  travailler le samedi et/ou le dimanche matin dans le silence. Observez votre attitude et votre fatigue. Après votre journĂ©e de travail, que reste-t-il de votre Ă©nergie ? L’idĂ©al est aussi d’avoir un espace, une pièce bureau ou au moins une table sur laquelle vos dossiers sont posĂ©s et qu’il ne soit pas nĂ©cessaire de dĂ©placer sans arrĂŞt. D’ici le mois du concours, il n’est pas nĂ©cessaire de vivre en ermite mais de savoir se concentrer sur votre objectif : la rĂ©ussite au concours.   Conseils mĂ©thodologiques Il faut rester ouvert au monde. Se relaxer, regarder la tĂ©lĂ©vision ne sont pas des actes culpabilisants, mais ils prĂ©parent Ă  leur manière Ă  l’oral du concours ou Ă  la dissertation. Suivre une Ă©mission sur les thèmes pĂ©dagogiques est plus utile pour en retenir les points forts que de somnoler sur un manuel. En tout cas, l’éparpillement n’est pas de rigueur. Chaque jour compte.   Savoir s’organiser Travailler dans la rĂ©gularitĂ© Ă©vite les moments de panique fin et les impasses toujours dangereuses. En fonction de votre rythme et de votre capacitĂ© de rĂ©sistance, vous travaillerez le matin avant votre dĂ©part pour votre lieu de travail ou au retour après un moment de dĂ©compression pour faire une coupure entre le monde de la vie active et le recueillement nĂ©cessaire Ă  l’acquisition de connaissances. Au moins un jour de chaque fin de semaine sera consacrĂ© Ă  l’analyse de questions plus complexes car vous aurez plus de temps. Il faut gĂ©rer ses sources d’informations. Celles-ci sont multiples et la difficultĂ© est de se limiter Ă  l’essentiel. En fait, dans les Ă©preuves, vous ne serez pas sĂ©lectionnĂ© sur la masse des informations restituĂ©es mais sur la manière de la faire, votre style d’expression et de votre capacite d’analyse et de synthèse Bien entendu, les sources Ă©crites sont encore reines. La lecture d’une revue pĂ©dagogique s’impose. Les quelques articles intĂ©ressants seront dĂ©coupĂ©s et classĂ©s dans des dossiers thĂ©matiques. Faites ce travail de sĂ©lection en fin de semaine et vous vous rendrez compte que peu de textes mĂ©ritent d’être conservĂ©s. Les publications des didacticiens ou de pĂ©dagogues prĂ©sentent un intĂ©rĂŞt aussi important. En effet, c’est souvent en leur sein que les thĂ©matiques des concours sont repĂ©rables et que sont sĂ©lectionnĂ©s les sujets. Difficile de tous les citer mais par le biais des Tics on peut se documenter a sa guise. Les manuels sont essentiels pour dĂ©couvrir une matière ou se rafraĂ®chir la mĂ©moire. Un conseil : trouver un livre ou au moins lire la version la plus rĂ©cente. Inutile de faire des Ă©conomies qui coĂ»teront cher le jour du concours. Il faut se limiter Ă  un manuel, les autres sources viendront enrichir ce document central de votre quĂŞte d’informations. Des revues spĂ©cialisĂ©es sont incontournables pour ĂŞtre au fait de l’actualitĂ© du monde enseignant, N’oublions pas la dernière source d’information Ă  la mode : Internet. Les sites sont lĂ©gion pour mettre Ă  jour ses connaissances pĂ©dagogiques. Simplement dans le domaine juridique, mentionnons les sites du Conseil d’État, du Pour clore provisoirement cette liste, nous pourrions dire que toute l’expĂ©rience de chacun : civile, politique syndicale, associative ou autre sert dans le cadre de l’épreuve de culture gĂ©nĂ©rale… Ă€ condition qu’elle n’aveugle pas et qu’elle n’amène pas Ă  produire un texte assĂ©nĂ© et non argumentĂ©.   SynthĂ©tiser ses informations Chacun connaĂ®t la formule « trop d’informations tue l’information ». Face Ă  la masse de donnĂ©es, il faut classer, organiser, actualiser dans des dossiers et faire des fiches. Pour chaque matière, il existe entre une dizaine et une trentaine de thèmes susceptibles de « tomber » au concours. Ă€ chaque candidat d’établir sa liste et donc ses dossiers thĂ©matiques. Ainsi dans l’enseignement, il est aisĂ© de relever son Ă©volution constante, des courants pĂ©dagogiques qui s’entrechoquent. Attention ces thèmes ne sont pas limitĂ©s et d’autres peuvent apparaĂ®tre avec une actualitĂ© nourrie. Il est en revanche Ă  peu près certain que deux courants peuvent s’opposer. D’autre part, il est judicieux de rĂ©flĂ©chir aux croisements entre ces thèmes. Ă€ ce stade ce ne sont pas les Ă©preuves qui comptent mais l’assimilation du contenu. Faire le point sur l’actualitĂ© pĂ©dagogique est utile pour les Ă©preuves de culture gĂ©nĂ©rale et donc faire une synthèse intelligente. Fort de ces connaissances, le candidat pourra affronter toutes les Ă©preuves et les jurys. Le cumul de photocopies ne sert Ă  rien sauf Ă©ventuellement Ă  soulager la conscience de candidats peu motivĂ©s. Un dossier doit comporter environ 40 Ă  50 pages de documents maximums. Ceux-ci sont sĂ©lectionnĂ©s en fonction de leur densitĂ© d’informations. Trois types de textes peuvent ĂŞtre retenus : les documents centraux et incontournables qui prĂ©sentent l’essentiel d’un thème (des extraits de manuels par exemple), des documents complĂ©mentaires qui prĂ©cisent un aspect de la question (des arrĂŞts du Conseil d’État ou une circulaire), des articles relatant une expĂ©rience locale ou une opinion d’une autoritĂ© (interview du PrĂ©sident du SĂ©nat). L’idĂ©al consiste Ă  lire et Ă  traiter l’information contenue dans ces textes par une prise de notes et l’élaboration d’une fiche sur chaque thème. Vous serez rapidement dĂ©bordĂ© par les informations et leur frĂ©quence. La lecture rĂ©gulière et le classement de l’essentiel dans des tableaux et fiches sont les seuls moyens de s’y retrouver. Cela vous permettra aussi d’éliminer des documents dont l’essentiel est pris en notes.   Prendre des notes Deux tableaux de prises de notes sont utiles. Le premier est en trois colonnes, il contient au milieu les donnĂ©es du document central (le manuel) et du cĂ´tĂ© gauche les notes tirĂ©es des documents complĂ©mentaires, du cĂ´tĂ© droit, celles qui sont extraites des exemples. Il s’agit de mettre les notes complĂ©mentaires et les exemples en liaison avec les thèmes abordĂ©s dans le document central. Ainsi, il n’y a pas de risque de rĂ©pĂ©tition dans la prise de notes et vous avez des donnĂ©es toujours actualisĂ©es. Documents officiels Documents pivots Documents concret. Certains candidats prĂ©fèrent rĂ©aliser un tableau qui comporte une colonne par source d’informations. Ils s’appuient sur le document central et font autant de colonnes qu’il y a de sources. D’autres mĂ©thodes existent, mais vous avez intĂ©rĂŞt Ă  mettre au point votre propre mĂ©thode pour faire Ĺ“uvre de synthèse de vos informations. Combien de fois entend-on des candidats qui se plaignent d’avoir achetĂ© quantitĂ© d’ouvrages et de revues sans avoir eu le temps de les assimiler ! Ces tableaux vont vous permettre de regrouper des informations mais aussi de rĂ©flĂ©chir Ă  l’élaboration de plans sur les thèmes abordĂ©s. Ă€ vous de vous exercer Ă  rĂ©aliser deux Ă  trois plans dĂ©taillĂ©s avec une introduction en quinze lignes (actualitĂ©, problĂ©matique, annonce du plan), un dĂ©roulement en deux parties et deux sous parties chacune avec des phrases de liaison, une conclusion-synthèse et/ou ouverture. Ces plans dĂ©taillĂ©s sur deux pages, rĂ©gulièrement relus, complĂ©tĂ©s seront assimilĂ©s et produiront un dĂ©clic le jour du concours. Ce ne sont pas des plans qui enferment mais au contraire, qui structurent. De plus, cette dĂ©marche vous fait appliquer des Ă©lĂ©ments de mĂ©thodologie de la note de synthèse et du rĂ©sumĂ©. Le rythme de travail est un choix personnel, mais vous comprenez l’intĂ©rĂŞt de la rĂ©gularitĂ©. Il est donc prĂ©fĂ©rable de mener de front plusieurs dossiers et de mieux apprĂ©cier les diffĂ©rentes facettes d’un thème. Attention il ne s’agit pas de faire du droit en culture gĂ©nĂ©rale et de la philosophie en droit constitutionnel, mais de comprendre la complexitĂ© du thème pour mieux la traiter dans les diffĂ©rentes Ă©preuves.   Planifier votre travail Par quoi commencer ? La planification du travail que nous prĂ©sentons n’est qu’un exemple, Ă  vous de l’adapter en fonction de votre personnalitĂ© et de vos contraintes. Les premiers jours peuvent ĂŞtre consacrĂ©s Ă  la mise Ă  jour de vos connaissances dans les matières de base. Depuis votre sortie du milieu scolaire et universitaire, la pĂ©dagogie a Ă©voluĂ©, les approches aussi, tout comme les thèmes de culture gĂ©nĂ©rale. DĂ©jĂ  vous suivez l’actualitĂ© pour voir les questions qui alimentent le dĂ©bat public. Notre conseil est simple : il faut aller du gĂ©nĂ©ral vers le particulier, mais ne pas se perdre dans une masse de dĂ©tails… Attention, il y a souvent des arrĂŞtĂ©s et des circulaires en relation avec certains thèmes. Vous devez aussi intĂ©grer les mĂ©thodologies relatives Ă  la note de synthèse, au rĂ©sumĂ©, Ă  la dissertation. Ce travail va s’étaler sur plusieurs mois. En parallèle, vous mettez Ă  jour et vous relisez les fiches rĂ©alisĂ©es. Depuis ce mois, vous prenez des notes, vous classez des documents, vous Ă©laborez des plans, bref vous testez des mĂ©thodes d’élaboration de textes, donc vous maĂ®triserez mieux les Ă©preuves. Toujours une semaine après, rĂ©sumez des textes de la longueur proposĂ©e au concours, travaillez sur des dossiers qui vous apportent des informations. Les deux dernières semaines sont celles des rĂ©visions Ă  partir de vos fiches de synthèse et du suivi de l’actualitĂ©. Testez vos connaissances sur des QCM, mais ceux-ci ne remplacent pas la rĂ©flexion et la dĂ©marche de prĂ©sentation de donnĂ©es par rapport Ă  une question posĂ©e. Cela vous permet de mettre en pratique et surtout en valeur vos connaissances mais surtout votre mĂ©thode de raisonnement. Restez serein, vous avez fait le maximum. Que cherche-t-on par ces Ă©preuves : repĂ©rer les personnes les plus aptes Ă  remplir une mission de service public. Dans ce cadre, la pĂ©dagogie Ă©volue toujours, montrez que vous avez les capacitĂ©s d’analyse et d’adaptation pour y faire face. Dix conseils pour rĂ©ussir sa prĂ©paration :
  • ConnaĂ®tre le contenu et la forme des Ă©preuves
  • Travailler avec rĂ©gularitĂ© et concentration
  • Faire des dossiers thĂ©matiques et des fiches
  • Ne pas cumuler les photocopies
  • Mettre en valeur sa mĂ©thode de raisonnement
  • PrĂ©parer l’écrit et l’oral en mĂŞme temps
  • Utiliser les mĂ©thodologies de la note et du rĂ©sumĂ© pour les rĂ©visions
  • Suivre l’actualitĂ© nationale
  • S’habituer Ă  Ă©crire Ă  la main
  • Rester serein
  BONNE CHANCE !!!!!!!

🟨 Préparation à l'Etude de texte au probatoire à l'inspectorat

L’étude de texte, à l’image du commentaire, est une technique littéraire qui s’inspire de l’explication de texte. Elle a pour but essentiel de rendre un texte plus clair et plus intelligible. Elle est apparue pour la première fois aux épreuves au Concours de Recrutement en Année Probatoire (C.R.A.P) de l’E.N.S (Ecole Normale Supérieure) actuelle FA.S.T.E.F. (Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation) en 2000. Faute de documents, l’étude de texte est une épreuve pour les candidats. Acquérir la technique revient à poser trois questions principales :
  • Quelles sont les caractĂ©ristiques de l’étude de texte ?                                        
  • Quelles sont les principes directeurs ?
  • Quelle est la dĂ©marche prĂ©conisĂ©e ?
I.Les caractĂ©ristiques de l’étude de texte L’étude de texte se caractĂ©rise essentiellement par sa consigne qu’il faut respecter scrupuleusement. Elle peut ĂŞtre prĂ©sentĂ©e sous forme de plusieurs questions Ă  difficultĂ©s croissantes qui partent de l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale au jugement personnel du candidat. Mais le cas le plus frĂ©quent est la directive formulĂ©e en plusieurs questions. L’étude de texte exclut toujours les aspects liĂ©s Ă  l’esthĂ©tique (forme) pour ne privilĂ©gier que le fond (la richesse et la profondeur des idĂ©es). Cela s’explique par le fait que le texte dont il s’agit est relatif Ă  l’éducation. MĂŞme s’il peut embrasser plusieurs disciplines (Sociologie, Psychologie, Philosophie,…) la problĂ©matique est toujours Ă©ducative. Elle fait rĂ©fĂ©rence aux trois axes du P.D.E.F : l’accès, la qualitĂ© et la gestion. Par consĂ©quent, l’état de ces trois axes ne doit pas ĂŞtre mĂ©connu du candidat.   II.Les principes directeurs 1° Le respect de la consigne. C’est un principe incontournable : il est le fondement du devoir. L’étude de texte astreint Ă  la fidĂ©litĂ© au texte et au respect de la consigne orientĂ©e. 2° La cohĂ©rence Le candidat est obligĂ© de suivre le texte dans une progression logique : il faut montrer les rapports Ă©troits qui existent entre les idĂ©es exprimĂ©es par l’auteur. 3° La cohĂ©sion Le respect des mots de liaison et des phrases de transition entre les parties du devoir. La fidĂ©litĂ© Ă  la pensĂ©e de l’auteur pour dĂ©gager les idĂ©es essentielles   III. La dĂ©marche de l’étude de texte L’étude de texte, Ă  l’instar de l’exercice de commentaire de texte, comprend des moments essentiels que sont : l’introduction, le dĂ©veloppement et la conclusion. A°)- L’introduction Elle se caractĂ©rise par : -La situation du texte (dans l’œuvre ou dans son courant de pensĂ©e). On montre l’orientation gĂ©nĂ©rale dans laquelle le texte trouve son apparence. -DĂ©gager l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale du texte en posant clairement le problème dĂ©battu. -Annoncer le plan : c’est Ă  ce niveau que se fait la diffĂ©rence entre cette Ă©preuve et le commentaire de texte. En effet l’annonce du plan de l’étude de texte est imposĂ©e par la consigne.   B°)- Le dĂ©veloppement   Le dĂ©veloppement comprend deux parties essentielles : Première partie : EnoncĂ© des idĂ©es essentielles. Elle exige : -une bonne culture pĂ©dagogique -une capacitĂ© d’analyse du candidat : elle consiste Ă  pouvoir dĂ©composer le texte pour montrer comment il fonctionne, comment ses parties tiennent ensemble. Il faut savoir identifier les relations entre les idĂ©es. -une capacitĂ© de synthèse : il s’agit vde rassembler les Ă©lĂ©ments de connaissances assimilĂ©es afin d’en faire un tout cohĂ©rent. CrĂ©er quelque chose d’original sur la base du texte. C’est le rĂ©sumĂ© qui ne doit pas dĂ©passer le quart de la longueur du texte. -une fidĂ©litĂ© au texte : ni commentaire, ni paraphrase dans cette partie. StratĂ©gie : 1- DĂ©terminer les mouvements d’ensemble du texte. Ils sont constituĂ©s de deux ou trois parties portant chacune un titre. 2- DĂ©velopper les idĂ©es en montrant pour chacune d’elles son argumentation, son articulation, sa progression et sa relation avec la problĂ©matique. 3- Faire une conclusion partielle qui est le rĂ©sumĂ© des rĂ©sultats obtenus sur l’étude des diffĂ©rentes parties du texte. Faire une phrase de transition conduisant Ă  la partie suivante. Deuxième partie : ApprĂ©ciation des idĂ©es essentielles. Elle exige : -une capacitĂ© d’évaluation. Elle consiste Ă  apprĂ©cier d’une manière critique les idĂ©es essentielles dĂ©gagĂ©es au niveau de la première. On se prononce sur la pertinence des idĂ©es, le degrĂ© d’actualitĂ© du texte. -une capacitĂ© de mise en valeur de ses connaissances. Les idĂ©es seront justifiĂ©es grâce Ă  des illustrations tirĂ©es de la pratique de la vie quotidienne et de notre environnement pĂ©dagogique, social ou psychologique. StratĂ©gie : IL s’agit vĂ©ritablement d’une mini dissertation. a- Pour chaque idĂ©e il faut : -l’identifier dans le texte ; -se prononcer sur sa pertinence, son degrĂ© d’actualitĂ© (thèse, rĂ©serve) ; -illustrer par rapport Ă  l’éducation au SĂ©nĂ©gal. Passer après Ă  l’idĂ©e suivante par un connecteur logique ou une expression. b- Faire la synthèse des diffĂ©rentes rĂ©flexions et proposer des solutions.   C°)- La conclusion Elle comprend trois parties :
  • DĂ©gager l’intĂ©rĂŞt du texte, son importance dans le contexte de l’éducation ;
  • Montrer Ă©ventuellement les limites du texte ou ses insuffisances ;
  • Ouvrir si possible des perspectives.
  Texte N°1

         Nous proclamons volontiers que nous apprenons davantage hors de l’école que dedans. Mais de tous horizons philosophiques, politiques et culturels proviennent des suggestions voire des exigences tendant à prendre en charge par l’institution scolaire des initiatives nouvelles.

         Par son caractère obligatoire, par ses structures, par sa fonction privilégiée sinon essentielle de centre de coordination et de systématisation d’apprentissages programmés, l’école est incapable de répondre seule aux attentes d’un projet éducatif. Son discours est souvent trompeur quand elle prétend à la fois rencontrer des intentions pédagogiques de maîtrise, de transfert, et d’expression et, en même temps réunir les conditions nécessaires pour développer la libre expérimentation, la découverte personnelle et la créativité.

         En réalité, les méthodes scolaires propres à atteindre les intentions de maîtrise et de transfert qui constituent la vocation première sinon exclusive de l’école sont, par essence, « artificialisme ». On n’apprend pas à lire comme on a appris à parler sa langue maternelle. On n’apprend pas les langues étrangères à l’école comme on les assimile in situ. Nombre de conventions formelles (notamment orthographiques) ne se fixent pas de manière occasionnelle quoiqu’en disent certains courants pédagogiques on n’acquiert pas les techniques opératoires fondamentales comme on les rencontre et comme on les pratique dans la réalité de la vie.

         Malgré les efforts consacrés à la recherche de procédés pédagogiques plus « actifs ». Malgré le souci indéniable d’échapper à un enseignement magistral (et peut-être à cause de cette préoccupation même), la pédagogie contemporaine accorde infiniment plus d’attention et d’intérêt aux produits des apprentissages qu’aux démarches intellectuelles, opérations et circonstances socio-affectives qui y mènent.

         On s’ingénie à construire une machine à vapeur, à entretenir une correspondance interscolaire, réaliser une émission radiophonique ou télévisuelle, à réaliser un spectacle. On ignore dans le même temps ce qu’il en coûte de détours et comment on réagit personnellement vis-à-vis de circonstances d’apprentissages plus ou moins motivantes. On ne se préoccupe guère de se demander comment s’approprient et se fixent ces connaissances, bref on omet de s’intéresser au sujet de l’arsenal d’opérations dont on dispose pour acquérir, traiter et transférer le savoir.

         Et tant que les élèves ne concevront pas clairement que quel que soit l’objet de la question considérée, les détours intellectuels (mémoire, exaction, initiative, mise en relation de données…) importent plus que les produits singuliers obtenus, ils n’auront de conscience lucide de leurs moyens, des conditions dans lesquelles ils aiment, daignent ou répugnent à agir, des opérations qu’ils sont en mesure de mettre en œuvre pour s’approprier ce qu’ils désirent ou réaliser ce qu’ils souhaitent.

                                      Professeur L.VENDEVELDE UniversitĂ© Libre de Bruxelles (U.L.B) Service de Didactique ExpĂ©rimentale Consigne : Après avoir explicitĂ© l’argumentaire de l’auteur, dites ce que ses idĂ©es vous inspirent Ă  propos de la mission de l’école   Etude du Texte N°1 Ce texte du professeur L.Vendevelde de l’UniversitĂ© Libre de Bruxelles s’inscrit dans ce courant pĂ©dagogique cognitiviste, constructiviste qui porte un regard critique sur la valeur des mĂ©thodes contemporaines prĂ©conisĂ©es par l’école comme moyen d’intĂ©gration de l’élève dans sa sociĂ©tĂ©. Dans sa rĂ©flexion, Monsieur Vendevelde apporte sa contribution sur la question du choix d’une mĂ©thode appropriĂ©e favorisant vĂ©ritablement la maĂ®trise et le transfert des apprentissages chez l’élève. Après avoir dĂ©gagĂ© la thèse de l’auteur et ses principaux arguments, nous verrons quelle rĂ©flexion nous suggère son approche de l’apprentissage. Monsieur Vendevelde dĂ©fend la thèse selon laquelle les mĂ©thodes cognitives doivent ĂŞtre privilĂ©giĂ©es Ă  l’école au dĂ©triment des mĂ©thodes artificielles pour permettre Ă  l’élève de s’adapter aux rĂ©alitĂ©s de la vie.
  • D’abord, il fustige l’inadĂ©quation des mĂ©thodes et des situations d’apprentissage de l’école Ă  la vie rĂ©elle. En effet, malgrĂ© la diversitĂ© des offres Ă©ducatives nouvelles traversant l’école, Vendevelde soutient qu’on apprend plus en dehors de l’école. L’école est mĂŞme prĂ©tentieuse en voulant partir de mĂ©thodes artificielles et de situations de communication simulĂ©es pour faire acquĂ©rir des capacitĂ©s et des compĂ©tences nĂ©cessaires Ă  la vie.
  • Ensuite l’école qui se veut « active » met malheureusement l’accent sur produit au dĂ©triment des stratĂ©gies opĂ©ratoires. Ainsi, pour lui, on minimise la mĂ©tacognition en se focalisant sur les rĂ©sultats.
  • Enfin le professeur exhorte les Ă©lèves Ă  se prĂ©occuper des stratĂ©gies mĂ©tacognitives choisies que du produit final s’ils veulent s’approprier des procĂ©dĂ©s efficaces d’acquisition de connaissances.
Dans la première partie du texte, l’auteur prend immĂ©diatement partie pour l’apprentissage dans le milieu extra scolaire qui, selon lui, favorise mieux l’acquisition des connaissances que l’école elle-mĂŞme. Vendevelde estime que malgrĂ© les efforts rĂ©alisĂ©s par l’école dans le domaine de la recherche, elle est incapable de rĂ©pondre aux exigences d’un apprentissage de qualitĂ© qui a pour finalitĂ© de produire un homme en parfaite harmonie avec la sociĂ©tĂ©. En effet, l’école est traversĂ©e par plusieurs courants : les courants pĂ©dagogiques traditionnels, modernes et mĂŞme post-modernes (Enseignement assistĂ© par ordinateur). Ils ont toujours un caractère imparfait dans le cadre scolaire car se limitant Ă  Ă©tudier l’apprentissage de manière rĂ©ductionniste. Par exemple, la pĂ©dagogie traditionnelle relĂ©guait l’activitĂ© de l’élève au second plan, la PPO ne prenait pas en compte les situations complexes et l’enseignement assistĂ© par ordinateur  faisait fi des interactions sociales, des conflits socio-cognitifs. Les mĂ©thodes de l’école sont Ă©galement artificielles et manquent d’éclats spontanĂ©s et naturels. On peut illustrer ce propos par les problèmes donnĂ©s en classe et qui ont toujours des solutions, des opĂ©rations que les Ă©lèves ne rencontrent jamais dans la vie rĂ©elle (Exemple : diviser une fraction par une fraction) et des expĂ©rimentations qui rĂ©ussissent toujours. C’est ne ce sens que le milieu extra scolaire qui est un tout construit, avec des situations et des mĂ©thodes naturelles, constitue la pierre angulaire, l’endroit privilĂ©giĂ© pour un apprentissage de qualitĂ© doublĂ© de l’acquisition d’une expĂ©rience Ă  jamais ancrĂ©e dans l’esprit du jeune apprenant. Ainsi l’école d’aujourd’hui se caractĂ©rise essentiellement par ses mĂ©thodes, ses situations et ses procĂ©dĂ©s pĂ©dagogiques inadaptĂ©s qui ne fournissent pas le transfert, l’expression spontanĂ©e. De ce point de vue, l’école risque d’être en retard ou en retrait par rapport Ă  la vie rĂ©elle. Au regard de ce parti pris pour l’apprentissage extrascolaire, le professeur ne tend pas pour autant vers la thèse d’Ivan Ilitch qui prĂ´ne purement et simplement une sociĂ©tĂ© sans Ă©cole. Par contre, il s’approche davantage de la pensĂ©e du pĂ©dagogue Ovide Decroly qui prĂ©conisait de concevoir l’école pour la vie et par la vie. Sa pensĂ©e avoisine celle de John Dewey qui soutient que la pĂ©dagogie doit ĂŞtre fonctionnelle en mettant en Ĺ“uvre des mĂ©thodes naturelles de travail. Cependant, Vendevelde oublie de dire que le milieu extra scolaire par son caractère informel pose le problème du choix de l’enseignant qui devrait favoriser cet apprentissage en milieu naturel. C’est en cela que l’école demeure un creuset incontournable d’acquisition des connaissances par son statut formel, ses enseignants et ses classes. Ainsi, les mĂ©thodes, les situations et les procĂ©dĂ©s pĂ©dagogiques sont inadaptĂ©s. Selon le professeur, ils doivent ĂŞtre revus et corrigĂ©s pour ĂŞtre conformes aux rĂ©alitĂ©s de la vie. C’est en tout Ă©tat de cause l’idĂ©e que semble dĂ©fendre l’auteur dans la seconde partie du texte. IL commence par dĂ©crire une pĂ©dagogie contemporaine qui va Ă  la dĂ©rive en se focalisant plutĂ´t sur les produits finis, les rĂ©sultats que sur les opĂ©rations intellectuelles y menant. En effet, la pĂ©dagogie contemporaine s’attarde en prioritĂ© aux comportements observables, c'est-Ă -dire aux rĂ©sultats obtenus et non aux stratĂ©gies conduisant Ă  l’atteinte de ces mĂŞmes rĂ©sultats. Cette façon de faire a eu pour consĂ©quence d’inciter les concepteurs de programmes et les enseignants Ă  morceler les tâches d’apprentissage. C’est donc une mĂ©thode qui ne reflète pas les rĂ©alitĂ©s de l’apprentissage dans la vie rĂ©elle. L’élève soumis Ă  des situations complexes se retrouve toujours dans l’échec. Au SĂ©nĂ©gal, la PĂ©dagogie Par Objectifs fustigĂ©e par Vendevelde a Ă©tĂ© instaurĂ©e en 1987 avec l’avènement des classes pilotes qui mettaient en pratique cette thĂ©orie des apprentissages. Dix-neuf annĂ©es après, ces classes ont disparu et aujourd’hui nous sommes dans l’ère de l’entrĂ©e par les compĂ©tences qui non seulement intègre la PPO mais la dĂ©passe en portant un choix manifeste sur les mĂ©canismes naturels d’acquisition de connaissances. Vendevelde prend aussi le parti du cognitivisme au dĂ©triment du behaviorisme qui porte sur les rĂ©sultats, le produit final ; le cognitivisme met l’accent sur les stratĂ©gies utilisĂ©es par un Ă©lève pour atteindre un rĂ©sultat. Dès lors, il est primordial d’accorder une grande attention aux stratĂ©gies que l’élève utilise pour accomplir certaines tâches plutĂ´t que de s’attarder uniquement aux rĂ©sultats obtenus. C’est pour cette raison que Vendevelde, convie les pĂ©dagogues Ă  se prĂ©occuper davantage des stratĂ©gies cognitives choisies par l’élève que du produit final. A la lumière de ces idĂ©es, on perçoit nettement que l’auteur pose le problème d’une querelle d’école entre deux courants pĂ©dagogiques s’opposant dans le domaine de la dĂ©marche appropriĂ©e Ă  l’apprentissage : le behaviorisme et le cognitivisme. Mais dans cette seconde partie, les limites de son argumentaire auront Ă©tĂ© de ne pas voir les influences positives du Behaviorisme qui sont pourtant rĂ©elles. Le professeur a omis de dire que les Behavioristes dĂ©fendent la thèse qui soutient que ce ne sont que les comportements, les produits qui sont observables avec fiabilitĂ©. IL est donc prĂ©fĂ©rable d’examiner le produit et non les stratĂ©gies qui conduisent Ă  un tel produit. IL faut absolument accorder la prioritĂ© Ă  l’observable, ce qui, dans l’apprentissage implique forcĂ©ment que cela soit au dĂ©triment du non observable. Cependant accorder Ă  Vendevelde le crĂ©dit d’avoir montrĂ© implicitement dans son texte cette façon de faire behavioriste qui conduit Ă  morceler les tâches d’apprentissage proposĂ©s Ă  l’élève. On ne fait guère allusion aux opĂ©rations intellectuelles, aux circonstances socio-affectives qui mènent Ă  ces produits. C’est pour toutes ces raisons que l’auteur dans le dernier mouvement du texte, Ă©tant convaincu de la vĂ©racitĂ© de sa thèse exhorte vivement les Ă©lèves Ă  rĂ©flĂ©chir davantage sur les opĂ©rations qu’ils utilisent pour s’approprier un objet d’apprentissage. Les « dĂ©tours intellectuels » dont il parle nous amènent Ă  dire que ce procĂ©dĂ© encore appelĂ© MĂ©tacognition fait rĂ©fĂ©rence Ă  la connaissance et au contrĂ´le qu’une personne a sur ses stratĂ©gies cognitives, les dĂ©marches mentales qu’elle a utilisĂ©es lors d’une activitĂ© d’apprentissage. En ce sens, elle inclut des facteurs cognitifs et affectifs auxquels le professeur fait allusion dans son texte. C’est donc une invite aux Ă©lèves afin qu’ils prennent conscience des conditions favorables Ă  leur Ă©panouissement intellectuel mais Ă©galement des procĂ©dĂ©s opĂ©ratoires qu’ils utilisent dans la conquĂŞte de la connaissance. Pour lyui, il faut donc que l’élève ait un ensemble de stratĂ©gies cognitives qui lui permettent d’agir sur son environnement, d’utiliser les informations qu’il acquiert. Ainsi l’élève sera capable d’évaluer la pertinence des choix qu’il a effectuĂ©s. De ce point de vue, on peut se rĂ©fĂ©rer Ă  ce niveau Ă  l’œuvre de Boubacar Camara intitulĂ©e Savoir co-devenir oĂą il invite les Ă©lèves Ă  « apprendre Ă  apprendre ». Jacques Tardif, dans son livre Pour un enseignement stratĂ©gique va dans le mĂŞme sens que l’auteur en soutenant que l’enfant doit se prĂ©occuper des stratĂ©gies qu’il met en place pour aboutir Ă  un rĂ©sultat et surtout les mĂ©moriser pour les investir ailleurs, dans d’autres situations d’apprentissage. Ainsi, dans la troisième partie, le professeur a voulu insister sur l’acquisition de compĂ©tences chez l’élève qui seules pourraient lui permettre de s’adapter dans des situations diffĂ©rentes. Le SĂ©nĂ©gal s’est dĂ©jĂ  inscrit dans cette dynamique avec le projet d’élaboration du curriculum de l’Education de Base dont la finalitĂ© n’est rien d’autre que l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’offre Ă©ducative par l’entrĂ©e par les compĂ©tences. Cependant son texte nous laisse sur notre faim quant Ă  la manière d’amener les Ă©lèves Ă  accorder plus d’importance aux « dĂ©tours intellectuels » qu’aux « produits ». En dĂ©finitive, on peut dire que le sens et la portĂ©e du texte rĂ©sident dans la capacitĂ© du professeur Ă  attirer l’attention des acteurs de l’école sur la nĂ©cessitĂ© de rendre l’apprentissage des Ă©lèves beaucoup plus efficace en le liant davantage Ă  la vie rĂ©elle par le biais de mĂ©thodes naturelles. Cet extrait a Ă©galement un intĂ©rĂŞt pĂ©dagogique dans la mesure oĂą L.Vendevelde prend pleinement parti pour les aspects cognitifs, affectifs et mĂŞme mĂ©tacognitifs de l’apprentissage au grand dam du behaviorisme. Seulement, il ne faudrait pas relĂ©guer au second plan le behaviorisme qui met l’accent sur les produits d’apprentissage. La solution serait plutĂ´t la synergie dans l’association mĂ©tacognition / behaviorisme afin que l’apprentissage soit beaucoup plus efficace et proche de la rĂ©alitĂ© de la vie. On pourrait alors se poser la question de savoir si L. Vendevelde ne prĂ©conise pas tout simplement la pĂ©dagogie diffĂ©renciĂ©e oĂą l’enseignant joue le rĂ´le d’animateur dans les apprentissages formalisĂ©s.   Texte N° 2 Cultiver dans les femmes les qualitĂ©s de l’homme, et nĂ©gliger celles qui leur sont propres, c’est donc visiblement travailler Ă  leur prĂ©judice. Les rusĂ©es le voient trop bien pour en ĂŞtre les dupes ; en tâchant d’usurper nos avantages, elles n’abandonnent pas les leurs ; mais il arrive de lĂ  que, ne pouvant bien mĂ©nager les uns et les autres parce qu’ils sont incompatibles, elles restent au dessous de leur portĂ©e sans se mettre Ă  la nĂ´tre, et perdent la moitiĂ© de leur prix. Croyez moi, mère judicieuse, ne faites point de votre fille un honnĂŞte homme, comme pour donner un dĂ©menti Ă  la nature : faites- en une honnĂŞte femme, et soyez sĂ»re qu’elle en vaudra mieux pour elle et pour nous. S’ensuit- il qu’elle doit ĂŞtre Ă©levĂ©e dans l’ignorance de toute chose, et bornĂ©e aux seules fonctions du mĂ©nage ? L’homme fera t-il de sa compagne, sa servante ? Se privera-t-il auprès d’elle du plus grand charme de la sociĂ©té ? Pour mieux l’asservir, l’empĂŞchera-t-il de rien sentir, de rien connaĂ®tre ? En fera-t-il un vĂ©ritable automate ? Non, sans doute ; ainsi ne l’a pas dit la nature, qui donne aux femmes un esprit si agrĂ©able et si dĂ©lié ; au contraire, elle veut qu’elles pensent, qu’elles jugent, qu’elles aiment, qu’elles connaissent, qu’elles cultivent leur esprit comme leur figure ; ce sont les armes qu’elle leur donne pour supplĂ©er Ă  la force qui leur manque et pour diriger la nĂ´tre. Elles doivent apprendre beaucoup de choses, mais seulement celles qui leur convient de savoir. Soit que je considère la destination particulière du sexe, soit que j’observe ses penchants, soit que je compte ses devoirs, tout concourt Ă©galement Ă  m’indiquer la forme d’éducation qui lui convient. La femme et l’homme sont faits l’un pour l’autre, mais leur mutuelle dĂ©pendance n’est pas Ă©gale : les hommes dĂ©pendent des femmes par leurs dĂ©sirs ; les femmes dĂ©pendent des hommes et par leurs dĂ©sirs et par leurs besoins ; nous subsisterons plutĂ´t sans elles qu’elles sans nous. Pour qu’elles aient le nĂ©cessaire, pour qu’elles soient dans leur Ă©tat, il faut que nous leur donnions, que nous voulions le leur donner, que nous les en estimions dignes ; elles dĂ©pendent de nos sentiments, du prix que nous mettons Ă  leur mĂ©rite, du cas que nous faisons de leurs charmes et de leurs vertus. Par la loi mĂŞme de la nature, les femmes, tant pour elles que pour leurs enfants, sont Ă  la merci des jugements des hommes : il ne suffit pas qu’elles soient estimables, il faut qu’elles soient estimĂ©es, il ne leur suffit d’être belles, il faut qu’elles plaisent ; il ne leur suffit pas d’être sages, il faut qu’elles soient reconnues pour telles : leur honneur n’est pas seulement dans leur conduite, mais dans leur rĂ©putation, il n’est pas possible que celle qui consent Ă  passer pour infâme puisse jamais ĂŞtre honnĂŞte. L’homme, en bien faisant, ne dĂ©pend que de lui mĂŞme et peut braver le jugement public ; mais la femme, en bien faisant, n’a fait que la moitiĂ© de sa tâche, et ce que l’on pense d’elle ne lui importe pas moins que ce qu’elle est en effet. Il suit de lĂ  que le système de son Ă©ducation doit ĂŞtre Ă  cet Ă©gard contraire Ă  celui de la nĂ´tre ; l’opinion est le tombeau de la vertu parmi les hommes et son trĂ´ne parmi les femmes. De la bonne constitution des mères dĂ©pend d’abord celle des enfants, du soin des femmes dĂ©pend la première Ă©ducation, des hommes ; des femmes dĂ©pendent encore leurs mĹ“urs, leurs passions, leurs goĂ»ts, leurs plaisirs, leur bonheur mĂŞme. Ainsi, toute l’éducation des femmes, doit ĂŞtre relative aux hommes. Leur plaire, leur ĂŞtre utiles, se faire aimer et honorer d’eux, les Ă©lever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agrĂ©able et douce : voilĂ  les devoirs des femmes dans tous les temps et ce qu’on doit leur apprendre dès leur enfance. Tant qu’on ne remontera Ă  ce principe, on s’écartera du but, et tous les prĂ©ceptes qu’on leur donnera ne serviront de rien pour leur bonheur ni pour le nĂ´tre.   J.J.Rousseau,  Emile ou De l’éducation (1762). Livre 5   Consigne : Après avoir dĂ©gagĂ© les idĂ©es essentielles du texte, dites ce qu’elles vous inspirent Ă  la lumière des rĂ©alitĂ©s de l’éducation au SĂ©nĂ©gal   Etude du Texte N°2 Emile ou de l’Education est un ouvrage thĂ©orique sur l’Education, publiĂ© en 1762 par le philosophe français Jean Jacques Rousseau, qui y expose les principes d’une Ă©ducation dite naturelle, ayant pour cadre la sociĂ©tĂ© europĂ©enne du 18ème siècle, mais se voulant classique et universelle. Le texte soumis Ă  notre Ă©tude est tirĂ© du Livre 5 de l’Emile…et pose fondamentalement le problème de l’éducation des filles. IL souligne d’une part la dĂ©pendance matĂ©rielle et morale de la femme vis-Ă -vis de l’homme. D’autre part, il insiste sur une forme d’éducation qui tienne en compte leurs responsabilitĂ©s de mère et vise en dernier ressort le seul bonheur de l’homme. Après une analyse dĂ©taillĂ©e des idĂ©es essentielles du texte, nous tenterons de donner nos sentiments par rapport aux rĂ©alitĂ©s de l’Education au SĂ©nĂ©gal. Rousseau commence par prĂ©ciser que la dĂ©pendance de la femme Ă  l’égard de l’homme est d’ordre Ă©conomique. Selon lui, il faut que la femme ait « le nĂ©cessaire ». D’ailleurs, il va mĂŞme jusqu’à trouver un prix au mĂ©rite de la femme. Reconnaissant d’emblĂ©e la faiblesse du sexe fĂ©minin, il justifie mĂŞme la nĂ©cessitĂ© d’inculquer le savoir Ă  la femme afin de supplĂ©er ce manque. Mais au-delĂ , Rousseau insiste particulièrement sur la dĂ©pendance morale de la femme. Se fiant au moindre jugement de l’homme, la femme tient en fait beaucoup Ă  son honneur. Et l’opinion de l’homme sur son comportement se trouve mĂŞme ĂŞtre, de l’avis de l’auteur, « le trĂ´ne de sa vertu ». Ces idĂ©es dĂ©fendues par Rousseau se justifiaient bien dans le contexte français d’avant RĂ©volution. En effet, « le siècle des lumières » prĂ´nait la lutte contre l’obscurantisme. La femme, particulièrement victime du pouvoir monarchique, se voyait relĂ©guĂ©e dans les tĂ©nèbres. La conception rousseauiste de l’éducation des filles est certainement partagĂ©e par une bonne frange de la population SĂ©nĂ©gal notamment les traditionnalistes. A l’instar de Rousseau, ces derniers pensent tout simplement que la place de la femme est au foyer et que par consĂ©quent son Ă©ducation doit en tenir compte. Une telle vision est liĂ©e, bien entendu, au statut particulier de la femme dans la sociĂ©tĂ© africaine en gĂ©nĂ©ral et sĂ©nĂ©galaise en particulier. Dans ladite sociĂ©tĂ©, la femme est d’abord mère de famille, bonne Ă©ducatrice des enfants et gestionnaire du mĂ©nage. Et c’est ce rĂ´le de mère et d’épouse traditionnellement reconnu Ă  la femme qui serait Ă  l’origine de sa condition qui est presque toujours infĂ©rieure Ă  l’homme. L’une des consĂ©quences majeures de cette conception Ă©ducative est la sous-scolarisation des filles en milieu rural surtout. Dans la deuxième grande idĂ©e du texte, Rousseau nous prĂ©sente la forme d’éducation qu’il prĂ©conise pour les femmes. IL conçoit avant tout cette Ă©ducation en rapport avec la notion d’ «honnĂŞte femme. ». IL ne s’agit pas pour lui, de remettre en cause la nĂ©cessitĂ© pour la femme d’apprendre et de faire face Ă  ses responsabilitĂ©s. Au contraire, prĂ©cise-t-il, la nature « veut qu’elle pense », qu’elle cultive son esprit. Son modèle vise essentiellement Ă  former, Ă  Ă©duquer la femme pour qu’elle puisse prendre en charge les problèmes de l’enfant et de l’homme qu’il sera. Si ces remarques peuvent s’appliquer Ă  l’Education traditionnelle en Afrique, sont-elles valables dans le contexte du système Ă©ducatif sĂ©nĂ©galais actuel ? A la diffĂ©rence de la vision de Rousseau, la sociĂ©tĂ© sĂ©nĂ©galaise actuelle commande au contraire de promouvoir le dĂ©veloppement intĂ©gral de la femme. Cela suppose aussi la possibilitĂ© pour elle de s’affirmer sur le plan Ă©conomique. Nous devons donc vaincre vĂ©ritablement les prĂ©jugĂ©s comme ceux dĂ©veloppĂ©s par Rousseau. IL ne serait pas en fait concevable de penser un dĂ©veloppement Ă©conomique sans la femme. L’équilibre de la famille doit nous pousser Ă  ne plus considĂ©rer le père de famille comme devant faire face Ă  toutes les exigences matĂ©rielles. Sur le plan moral, il s’agit de promouvoir certaines de nos valeurs traditionnelles les plus positives telles que : le sens de l’honneur, le goĂ»t du travail bien accompli, … En un mot, des valeurs qui dĂ©passent les considĂ©rations de sexe et qui inscrivent la femme aussi bien que l’homme dans une vĂ©ritable dynamique de dĂ©veloppement. Quant Ă  la deuxième grande idĂ©e, cette formule de Rousseau ne saurait toutefois convenir Ă  notre système Ă©ducatif actuel. Qu’elles en sont les raisons ? Il ne s’agit plus l’homme comme pour la femme de s’insĂ©rer dans une famille, un village ou une contrĂ©e mais dans un contexte mondial en perpĂ©tuel changement. C’est pourquoi de nos jours, la tendance commence Ă  ĂŞtre renverser avec de plus en plus la prise en compte de la dimension genre dans la dĂ©finition de la politique Ă©ducative du pays. C’est ainsi que l’Etat dĂ©ploie actuellement beaucoup de ressources pour faire la promotion de la scolarisation des filles : des campagnes de d’informations de sensibilisations et de confĂ©rences – dĂ©bats sur l’approche genre permettent aujourd’hui de diffĂ©rencier le «  rĂ´le sexuel » et «  le rĂ´le social » de la femme qui sont souvent confondus. Quant au «  rĂ´le social », il est simplement liĂ© Ă  la culture : c’est le cas par exemple de la prĂ©paration des repas qui revient gĂ©nĂ©ralement aux femmes en Afrique. C’est dire donc que l’institution scolaire est en train de subir de profondes mutations pour une intĂ©gration effective de la dimension genre ainsi que l’égalitĂ© et l’équitĂ© des hommes et des femmes dans tous les domaines de la vie. Le lĂ©gislateur l’a bien compris en proposant des programmes       conventionnels qui visent entre autre : -promouvoir l’accès des filles Ă  l’école; -assurer leur maintien ; -crĂ©er une discrimination positive situant les filles au centre de l’action     Ă©ducative ; -dĂ©velopper l’approche genre pour une meilleure Ă©quitĂ© et une Ă©galitĂ© des chances plus accrue ; -promouvoir l’éducation Ă  la vie familiale et en matière de population etc. Mais l’échec de beaucoup de ces programmes doit nous amener Ă  tenir davantage en compte un certain nombre de problèmes. Au niveau de l’acte d’apprentissage, il s’agit de favoriser chez les garçons le dĂ©veloppement de comportements non discriminatoires Ă  l’égard des filles. Il doit aussi viser Ă  permettre Ă  la fille de se reconnaĂ®tre capable de prendre des initiatives, de s assumer pleinement en tant que citoyenne. Il nous semble Ă©galement important de tenir d’avantage en compte des rĂ©alitĂ©s sociales, coutumières et religieuses qui continuent de s’imposer Ă  la mĂ©moire collective. En fin la promotion intĂ©grale de la fille sĂ©nĂ©galaise avant tout se passer de tout modèle imposĂ© et tenir en compte nos valeurs culturelles essentielles. Les filles doivent ĂŞtre Ă©levĂ©es, selon l’auteur, en fonction de leur nature propre et non Ă  l’image des hommes. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille rĂ©server Ă  la fille, une Ă©ducation au rabais ; au contraire, elle doit bĂ©nĂ©ficier d’une Ă©ducation complète mais adaptĂ©e Ă  ses diffĂ©rents rĂ´les sociaux. Par ailleurs, il estime que l’éducation des femmes doit ĂŞtre orientĂ©e vers le bien-ĂŞtre des hommes compte tenu de la dĂ©pendance des unes vis-Ă -vis des autres. Ces idĂ©es dĂ©veloppĂ©es par Rousseau s’appliquent donc Ă  un contexte socio-Ă©conomique bien prĂ©cis, celui de France du 18° siècle. Son mĂ©rite azura Ă©tĂ© toutefois de jeter les jalons d’une Ă©ducation des filles plus dĂ©mocratique. Dans le cadre de notre système Ă©ducatif actuel, il importe vĂ©ritablement d’enrayer des mentalitĂ©s toute discrimination basĂ©e sur le sexe. C’est Ă  ce prix, que notre système Ă©ducatif sera vĂ©ritablement dĂ©mocratique tout en intĂ©grant nos valeurs traditionnelles les plus positives  

🟦 Epreuves probatoire filière française Juillet 2004

Etude de texte (Durée : 04 heures Il serait exagéré de croire que l’école puisse tout faire. Force est de constater cependant que l’école, en raison de l’espace humain, social et culturel qu’elle occupe, est l’institution qui rassemble, presque automatiquement, tous les jeunes d’ici ou d’ailleurs. Cela même lui confère une mission qui, dans le domaine de l’interculturalisme, devient très importante dans la conjoncture actuelle. En effet, une brève lecture de la réalité internationale nous plonge au cœur du désir de plusieurs de nos semblables de fuir la guerre, la pauvreté, la persécution, l’intégrisme religieux, etc. Pour venir s’installer dans des endroits où la tolérance, la disponibilité et l’égalité apparaissent avant tout comme des valeurs dominantes. Cela place alors l’école dans une situation évidemment inconfortable : elle reçoit ainsi des jeunes d’ailleurs qui, d’une part veulent plus, demandent plus, exigent plus que ce qu’ils avaient avant leur arrivée. D’autre part, elle doit répondre aux besoins de sa « population locale » qui elle, veut conserver et solidifier ses acquis, voire même ses privilèges. Des considérations interculturelles émergent naturellement de part et d’autre et un besoin d’intégration interculturelle se fait immédiatement sentir. Le défi de l’école, faut-il le répéter, est d’entreprendre, de manière significative, intelligente et créative, une tâche qui Va propulser les jeunes dans une cybernétique interculturelle en vue de répondre à ce qui les préoccupe de manière très immédiate à savoir, comment vivre harmonieusement ensemble sans nier son identité et sans l’imposer aux nouveaux arrivants. Par quels mécanismes l’école peut-elle faire face à cette énorme nouveauté sans que sa mission traditionnelle, qui est celle de veiller au développement intellectuel et à l’excellence académique, ne soit reléguée au second plan ? L’école devant cette préoccupation interculturelle immédiate, ne doit pas se contenter de réagir, de tolérer, de subir ; elle doit plutôt découvrir, explorer, chercher. Elle doit planifier, organiser, mettre en œuvre. C’est en effet à l’école que le jeune pourra s’émerveiller devant les richesses et les grandeurs des autres cultures ; c’est encore à l’école qu’un éventail des cultures pourrait éventuellement être déployé à l’intérieur d’un curriculum adapté et souple ; c’est également à l’école qu’un travail d’identification des valeurs culturelles respectives pourrait être entrepris. Tout cela ne doit surtout pas se faire en vue de classer, de hiérarchiser ou de catégoriser des cultures ; mais en vue de permettre aux jeunes de réaliser, d’une part, la complexité de l’échiquier culturel, et, d’autre part, la noblesse de l’échange interculturel. Ce dont nos jeunes doivent être conscients c’est le fait que le voisinage d’autres cultures enrichit la personne, cela ne l’appauvrit pas ; que le contact avec des éléments d’autres cultures stimule la personne, cela ne menace pas ; que l’ouverture à d’autres cultures libère la personne, cela ne la diminue pas. Aucune autre institution que l’école ne peut entreprendre, avec autant de dynamisme et de ressources, l’éducation à ces dimensions existentielles qui deviennent de plus en plus partie intégrante du vécu quotidien des jeunes. S’il est vrai comme le souligne Chamberland (1981), Artaud (1985) et d’autres, que la culture est un cadeau, jusqu’où l’école ne pourrait-elle aller en puisant, toutes proportions gardées, il va sans dire, dans les cultures dont ses membres sont originaires. Que de cadeaux pourraient être alors mis ensemble dans une perspective de croissance, d’épanouissement et d’ouverture. C’est alors que ce qui est malheureusement conçu comme étant « le choc des cultures » perdrait son caractère explosif et prendrait plutôt une allure d’occasion d’intégration interculturelle significative. Ce travail d’intégration interculturelle nécessite cependant beaucoup de temps et toute accélération de ce processus pourrait nuire aux enjeux et aux résultats escomptés. C’est en effet un processus de maturation personnelle et collective qui est ici en opération et cela ne tolère pas la précipitation. Ce type de maturation, comme toute maturation d’ailleurs, doit se faire à son propre rythme et le respect de ce dernier, comme le sait très bien l’école, est primordial. C’est surtout en ce sens que Claire Mc Nicoll (1993) souligne que nous devons « nous montrer patients à l’endroit des nouveaux venus et ne pas s’attendre à ce qu’ils délaissent du jour au lendemain-ou même jamais leurs liens avec leur culture d’origine. Nous pensons que l’obsession de vouloir l’intégration tout de suite risque de déclencher l’impatience, et à partir de là de l’intolérance ». René Bedard-université d’Ottawa 1-Dégagez la thèse directrice développée dans ce texte 2. Quels sont les principaux arguments avancés par l’auteur ? 3. A la lumière des réalités de l’école sénégalaise, dites ce que vous pensez de son propos.

⬛ Cahier probatoire

En guise d’entame *** Les rĂ©flexions contenues dans le prĂ©sent document traduisent notre souci d’inviter les candidats aux examens et concours professionnels, particulièrement ceux dĂ©sireux de rĂ©ussir au CRAP/CREI, Ă  s’entraĂ®ner Ă  rĂ©diger deux types d’épreuves : la dissertation de culture gĂ©nĂ©rale et l’étude de texte. Nous les livrons Ă  la lumière des multiples Ă©changes d’idĂ©es effectuĂ©s Ă  l’Ecole Normale SupĂ©rieure, des expĂ©riences vĂ©cues sur le terrain, et de la thĂ©orie pĂ©dagogique en cours qui nous fournit de plus en plus un langage prĂ©cis, source de progrès qualitatifs de la rĂ©flexion. Loin de prĂ©tendre Ă  l’exhaustivitĂ©, notre dĂ©marche, tant en dissertation qu’en Ă©tude de texte, se voudrait Ă  la fois rĂ©flexive et critique. En cela, elle vise cohĂ©rence et synergie, mais ne craint pas dĂ©bats et controverse. Elle exige engagement et questionnement continu. Nous nous sommes toutefois efforcĂ©s, en mĂŞme temps, de  la rendre pragmatique, accessible et efficace, en indiquant pour chaque Ă©tape jugĂ©e importante, la voie Ă  suivre, sur la base d’explications illustrĂ©es par des exemples. Alors, nous vous invitons Ă  suivre notre regard. ►►►…   PREMIERE PARTIE : LA DISSERTATION DE CULTURE GENERALE INTRODUCTION                                                                                                          La dissertation constitue un exercice redoutable pour de nombreux candidats aux diffĂ©rents concours et examens. Qu’elle soit d’ordre littĂ©raire, pĂ©dagogique, scientifique ou qu’elle soit de culture gĂ©nĂ©rale, elle est le passeport, la clĂ© de voĂ»te qui permet au candidat, quand elle est bien maĂ®trisĂ©e, d’obtenir des rĂ©sultats positifs. Au concours du « Probatoire » et Ă  l’ « Inspectorat de l’enseignement Ă©lĂ©mentaire », il apparaĂ®t que les notes dans cette Ă©preuve sont faibles, et rares sont ceux qui parviennent Ă  s’en sortir. Ceci rĂ©sulte de la spĂ©cificitĂ© de l’épreuve de dissertation dans ces concours .La complexitĂ© des sujets tient au fait que le plus souvent, ce sont des sujets Ă  la croisĂ©e de plusieurs disciplines, sollicitant des compĂ©tences avĂ©rĂ©es, et touchant diffĂ©rents domaines du savoir. Les connaissances sont sous-tendues surtout par le profil attendu du futur inspecteur. La difficultĂ© de la dissertation est rĂ©elle. Pourtant, que de brochures, que d’annales pour passer au crible les Ă©cueils ! Les candidats s’y jettent, les Ă©tudient mais Ă  la clĂ©, le rendement est faible. Les enseignants se dĂ©ploient corps et âme pour rendre intelligible cet exercice mais rien n’y fait. Disserter n’est pas cependant une opĂ©ration magique dont seul un professeur aurait le secret. Un apprentissage est possible. Aussi difficile que soit cet apprentissage, nous tenterons, autant que faire se peut, de rechercher continuellement des approches, des mĂ©thodes pour que cette « bĂŞte noire » devienne accessible. Il est vrai que tout a Ă©tĂ© dit et notre travail n’a pas la prĂ©tention de remettre en cause telle ou telle mĂ©thode. Mais, en nous armant de notre expĂ©rience, nous tenterons d’apporter notre pierre Ă  l’édifice, en essayant d’être très simple, très accessible et en nous appesantissant aussi bien sur l’aspect pratique que thĂ©orique.   I. DE LA DISSERTATION EN GENERAL Quand on rĂ©flĂ©chit sur la notion de dissertation, il y a un ensemble de termes qui dĂ©filent dans notre mĂ©moire et qui trouvent leur place dans cet exercice souvent jugĂ© difficile. Autrement dit quand on rĂ©flĂ©chit sur la question « qu’est-ce que disserter ? », une kyrielle de rĂ©ponses peuvent a priori ĂŞtre donnĂ©es . Nous allons nous adonner Ă  un jeu de reprĂ©sentations pour tenter de fixer ces termes et concepts qui font partie du vaste champ de la dissertation. Disposons la notion de «dissertation » verticalement. Elle est composĂ©e de  douze (12) lettres. A travers chaque lettre, essayons de fixer des rĂ©ponses possibles Ă  la question de savoir ce qu’est disserter. Faisons en sorte que tous les termes clĂ©s qui entrent en jeu quand on se soumet Ă  cet exercice de la dissertation y figurent. NB : Ce schĂ©ma ne saurait obĂ©ir Ă  un ordre quelconque. Les termes employĂ©s n’obĂ©issent Ă  aucune logique. Il s’agit seulement de rĂ©pertorier des termes qui font partie du vaste champ lexical de la dissertation.
  1. → discuter, développer, dialectique.
  2. → idée, identifier.
  3. → synthèse.
  4. → syntaxe, style.
  5. → expliquer, exemple, énoncé, équilibre.
  6. → raisonnement, rédiger, résumer, relire.
  7. → transition, thème.
  8. → analytique, argumenter , antithèse, articulation logique.
  9. → thèse, type.
  10. → introduction.
  11. → orthographe, organisation, opinion.
  12. → nuancer .
Chaque expression utilisĂ©e dans ce schĂ©ma est sans nul doute une notion fondamentale. Il est bon de s’habituer Ă  ces termes qui sont incontournables. Il n’en demeure pas moins que d’autres expressions clĂ©s n’y figurent pas, mais on les complètera par la suite. Dans la structuration gĂ©nĂ©rale d’une dissertation, chaque candidat doit rĂ©flĂ©chir sur chacun des termes, se poser des questions par rapport Ă  leur prĂ©sence ou non dans le devoir. Exemple : Quelle est la part de la synthèse ? Mon devoir contient-il des exemples pertinents ? Ai-je bien compris l’énoncé ? Les transitions sont-elles bien faites ? Ai-je bien argumenté ? Etc.   II.DU SUJET Le sujet de dissertation, lorsqu’il est soumis Ă  notre Ă©tude, a besoin d’être lu et relu (lecture silencieuse et attentive). ComprĂ©hension du sujet Elle est fondamentale. Sans elle, quelles que soient nos idĂ©es, nous ne pouvons Ă©laborer quelque chose de consistant. Deux Ă©lĂ©ments doivent nous guider dans cette comprĂ©hension combien importante du sujet : le thème et le prĂ©dicat. La dĂ©couverte du thème, de l’objet, passe par la question « de quoi s’agit-il ? » ; celle du prĂ©dicat par la question « qu’est-ce qu’on en dit ? ». Ces deux questions balisent le terrain et donnent une première approche sĂ©mantique du sujet. Exemple : - Sujet 1 : Nous devons apprendre Ă  penser contre nos humeurs, contre nos certitudes. Que pensez-vous de cette affirmation ?
Thème Prédicat
De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce qu’on en dit ?
Spiritualité et science La problématique de leur rapport actuel
  NB : Notons que le thème et le prĂ©dicat ne rĂ©pondent pas Ă  un ordre figĂ©. C’est dire que le thème sera Ă  dĂ©pister. Il est l’ossature du sujet ; donc nous ne fonderons vĂ©ritablement notre devoir sans en faire notre angle d’attaque. Au prĂ©alable, un travail de comprĂ©hension doit se faire sur les mots clĂ©s ou difficiles : rĂ©flexion sur leur sens selon le contexte ; rĂ©flexion aussi sur l’auteur de la pensĂ©e et  ses opinions Ă©ventuellement.    Typologie des sujets L’analyse du libellĂ© ou « consigne » du sujet prĂ©figure le type de sujet soumis Ă  notre apprĂ©ciation. Cette consigne du sujet, assez rĂ©vĂ©latrice, pose de sĂ©rieux problèmes au candidat et le dĂ©route mĂŞme quelquefois. - sujets Ă  orientation synthĂ©tique L’enjeu dans ces sujets n’est pas la discussion. Il s’agit de dĂ©velopper l’idĂ©e Ă©mise avec divers arguments qui la confirment. Les consignes donnĂ©es sont introduites par des verbes synonymes comme : analyser, montrer, expliquer, dĂ©velopper,  illustrer, Ă©tudier,… Ici, deux Ă©lĂ©ments doivent guider le candidat dans le dĂ©veloppement des parties qu’il se propose d’étudier : l’explication et l’approfondissement. NB : pour la nature du sujet, il peut s’agir d’une citation, d’un petit texte, d’une opinion, etc. Exemples : Sujet 1 : Quelles raisons fondent selon vous la valeur d’une Ĺ“uvre d’art ? Sujet 2 : Un livre doit ĂŞtre la hache qui brise la mer gelĂ©e en vous. Expliquez Ă  partir d’exemples tirĂ©s de vos lectures. - sujets Ă  orientation apprĂ©ciative Dans ces sujets, en plus de l’explication, il faut faire une dĂ©monstration, donner une preuve avec des arguments Ă  l’appui. Ces types de sujets sont amenĂ©s par des verbes introducteurs comme : apprĂ©cier, estimer, justifier une opinion, une affirmation. Le dĂ©veloppement se fera en dĂ©montrant, puis en Ă©valuant. Disons simplement que c’est l’image d’une natte enroulĂ©e et qu’on demanderait au candidat de dĂ©rouler.   Exemple : Sujet : Globalisation ne rime pas avec mondialisation. Justifiez.   - Sujets Ă  orientation critique (Plan dialectique) Ce sont des sujets oĂą la discussion est de mise. Il s’agit de dĂ©velopper non seulement le point de vue de l’auteur, mais d’en prendre le contre-pied. C’est donc des sujets Ă  alternative. CommunĂ©ment, on les appelle « sujets Ă  plan dialectique » avec au moins une thèse et une antithèse. Les verbes introducteurs de la consigne sont : expliquer et discuter, commenter et discuter, expliquer et au besoin discuter, etc. En outre, ces genres de questions introduisent des sujets Ă  orientation critique : Que pensez-vous de… ? Partagez-vous… ? Etes-vous d’avis que… ? Croyez-vous que… ? Qu’en pensez-vous ? Cette idĂ©e est-elle justifiĂ©e ? Exemple : Sujet : «  Le savoir n’existe pas Ă  l’état individuel ; il est partagĂ©, il est donc culturel. » Qu’en pensez-vous ?     III.DE L’INTRODUCTION   L’introduction d’un devoir de dissertation est le premier instrument qui permet au correcteur de jauger la valeur de son candidat. On pourrait comparer l’introduction Ă  une « carte d’identité » qui vous rĂ©vèle au correcteur. C’est le premier « corps Ă  corps » que correcteur et candidat entretiennent. Dès l’introduction, on se fait une certaine idĂ©e de vous ; on vous adopte ou on vous rejette. La rĂ©ussir est capitale . Une idĂ©e fort rĂ©pandue consiste Ă  dire Ă  tord qu’à l’examen, les correcteurs ne lisent que l’introduction et la conclusion. Loin s’en faut. Cette rĂ©flexion met seulement en exergue le poids de ces deux parties qui constituent une entrĂ©e et une sortie qu’il faut rĂ©ussir Ă  tout prix. Entrer de façon courtoise et pertinente, et sortir par la grande porte, en laissant une forte impression, voilĂ  en fait ce Ă  quoi doit s’exercer le candidat. L’introduction de la dissertation, occasion de donner au commencement du devoir l’allure d’un petit exercice de style et d’élĂ©gance, ne se limite pas Ă  cet exercice de style fastidieux ; elle est le lieu de l’exposition du problème et des questions fondamentales qui s’y rattachent. Ainsi donc, elle peut ĂŞtre structurĂ©e en trois temps :  
  • EntrĂ©e en matière (Amener le sujet)
Une entrĂ©e doit ĂŞtre rĂ©ussie. Il y a donc la manière d’y entrer. On ne peut pas se jeter dans le sujet de façon brusque. Elle correspondrait aux premiers « Sala Malek » (Salutations en Wolof) quand on rend visite Ă  des gens. De vos premiers propos, par le ton et la manière, dĂ©pendra la chaleur de l’accueil. On part du sujet. De ce fait, l’entrĂ©e en matière pourrait renvoyer Ă  l’image d’un entonnoir et donc partirait d’une idĂ©e plus englobante qui ne rime pas toutefois avec des clichĂ©s du genre : « Depuis des temps immĂ©moriaux… » ; « Depuis que les hommes pensent …» ; « De tout temps …» ; etc, expressions Ă  caractère purement scolastique et qu’il faut impĂ©rativement bannir Ă  ce niveau. Exemple : Si nous reprenons le sujet  sur la pensĂ©e, nous pourrions proposer une entrĂ©e en matière en partant de la foi que les scientistes du 19ieme siècle avaient de la science, ou du changement de perspectives nĂ© avec l’éclatement des sciences et du nouveau rapport au savoir que ce changement dĂ©finit.  
  • EnoncĂ© du problème central (ProblĂ©matique)
C’est ici que la notion de reformulation trouve tout son sens. Le contenu du sujet est implicite. Il appartient au candidat de l’expliciter en des termes clairs et qui ne  souffrent d’aucune équivoque. Le candidat doit se dire que le correcteur n’a aucune idée du sujet proposé, en imaginant à peu près ceci : « C’est en lisant ma façon de poser le problème que le correcteur sera capable de faire un travail de reconstitution du sujet ». C’est donc une manière de faire sentir au correcteur que le sujet est bien compris. Le sujet peut revêtir différentes formes comme précédemment signalé : il peut être une courte citation d’auteur, un petit texte de deux lignes, un texte long. Dans les deux premiers cas (textes courts), on peut retranscrire intégralement le sujet sous peine de morceler ou de réduire son champ sémantique du sujet. Mais si l’énoncé est long, il ne s’agira pas de le citer tout entier, mais d’en tirer la quintessence, c'est-à-dire les « expressions » indispensables à la compréhension intégrale de son sens. Pour cela, il faut user de syntaxe nouvelle en utilisant au besoin des guillemets pour les passages et expressions citées. Exemple possible : Sujet : « La télévision entretient-elle l’illusion partagée de communication » ? En partant de la problématique des médias de manière générale (amener le sujet), on pourrait, en insistant sur la spécificité de la télévision, nous appesantir sur la fausse participation à l’acte communicatif qu’elle semble nous imposer de fait, nous réduisant à une passivité à laquelle nous ne prenons peut-être pas toujours conscience.  
  • Annonce du plan
Annoncer le plan d’une dissertation c’est tout simplement créer une transition vers le développement. On peut annoncer le plan sous forme de questions. C’est un intérêt pour la délimitation. Le nombre de questions posées doit être, le cas échéant, égal au nombre de parties. Il est aussi loisible au candidat d’annoncer le plan avec des phrases bien élaborées et bien délimitées. Exemple possible :   Sujet : «  Le savoir n’existe pas à l’état individuel ; il est partagé, il est donc culturel. » Qu’en pensez-vous ?
  • Par des questions
Le savoir ayant toujours besoin d’être construit, pourrait-il se passer de celui qui le produit, le développe? Du fait que l’homme ne saurait construire un savoir en  dehors de la société, cette dernière ne détermine t-elle pas en réalité tout savoir ? Le savoir ne s’appuie-t-il pas en définitive sur la connaissance à l’état individuel pour mieux s’ouvrir au culturel et donc à l’universel ?  
  • Par phrases Ă©laborĂ©es
La confiance est aujourd’hui de plus en plus grande en la mĂ©moire individuelle mĂŞme si le savoir vĂ©ritable se doit de transcender Ă  bien des Ă©gards toutes formes de savoirs  parcellisĂ©s (individualisĂ©s).Toutes choses qui font que le savoir partira peut-ĂŞtre bien du savoir individuel pour mieux le dĂ©passer et se prĂŞter Ă  l’universalitĂ©.    
  1. DU DEVELOPPEMENT
  RĂ©ussir un bon dĂ©veloppement repose essentiellement sur la maĂ®trise de l’argumentation. Un bon discours, un bon texte, se vĂ©rifie Ă  ce qu’il contient de logique, de cohĂ©rent tant du point de vue du sens que de la forme. Savoir argumenter, connaĂ®tre les piliers qui fondent une bonne argumentation est plus qu’indispensable dans l’apprentissage de la dissertation.   Qu’est-ce qu’argumenter ? Dans n’importe quel Ă©change d’opinion ou discours destinĂ© Ă  convaincre, il apparaĂ®t que l’argumentation est organisĂ©e selon trois (3) Ă©tapes :
  • une idĂ©e directrice ou idĂ©e de prise de position ;

  • des arguments ou idĂ©es-arguments ;

  • des preuves ou idĂ©es-exemples.

Dans une dissertation, le nombre de questions soulevées dans l’introduction est égal au nombre de parties que l’on va développer. Autrement dit, chaque question (ou partie) est une idée directrice, et donc, de prise de position. Ces idées de prise de position ne doivent pas être très nombreuses ; tout au plus trois (3). Expliciter l’idée directrice qui sous-tend ma thèse ou mon antithèse (dans les textes à orientation critique), c’est aller plus en avant, c'est-à-dire aller à la recherche d’idées-arguments pour mieux étoffer mon point de vue. Si je me limitais seulement à la recherche d’arguments, ma démonstration aurait un goût d’inachevé, car elle relèverait de l’abstraction. Les idées et les arguments ne peuvent à eux seuls convaincre. Pour que ma démonstration soit pertinente et se passe de commentaires, il faut que les arguments soient suivis d’exemples (preuves) qui peuvent être des citations ou exemples généraux. Ainsi la cohérence, la logique de l’argumentation se jaugent à ces trois aspects : idée directrice, arguments, exemples. Ils sont indissociables et chaque élément révèle l’autre. L’absence de l’un ou de l’autre entraîne la gratuité. Les preuves (exemples) doivent toucher le concret. Il nous est loisible de puiser dans les œuvres, les traités, les lectures, les personnages, les situations pratiques,… Pour ce genre de concours une même idée peut faire appel à différents domaines du savoir (apports  de la philosophie, de la linguistique, de la psychologie, de la pédagogie, de la sociologie,…)   Premier exemple possible :  Sujet : «  Le savoir n’existe pas à l’état individuel ; il est partagé, il est donc culturel. » Qu’en pensez-vous ? Idée de prise de position : La médiation du social est nécessaire à la construction du savoir.  

Arguments Exemples
a) Ce sont les processus interpersonnels qui fondent ceux intrapersonnels.             b) Les aspects socioculturels dĂ©terminent, orientent grandement le savoir individuel.   c) Les compĂ©tences cognitives se construisent plus aisĂ©ment par l’inter-action entre pairs en situation. →  « Toute fonction humaine apparaĂ®t   d’abord au niveau social, entre les personnes (interpsychologie), ensuite Ă  l’intĂ©rieur de l’enfant (intra psychologie)».Schneuwly, B, (1986), Les capacitĂ©s humaines sont des constructions sociales. Essai sur la thĂ©orie de Vygotsky.   → Une mĂŞme forĂŞt apparaĂ®t diffĂ©rem- ment Ă  un botaniste, Ă  un bĂ»cheron, Ă  un peintre rĂ©aliste ou Ă  un cubiste.   →  La co-rĂ©solution d’un problème, par l’interaction « individu tache alter » (Moscovici, (1984), Le domaine de la psychologie sociale, PUF), assure une meilleure appropriation d’un savoir partagĂ©, validĂ© en commun et par consĂ©quent plus   significatif.    
  Deuxième exemple possible : Sujet : Un sociologue Ă©crivait rĂ©cemment : « Le sport contemporain, qu’on a souvent prĂ©sentĂ© comme une Ă©cole de civilisation, est devenu presque universellement le spectacle de la bĂŞtise et de la barbarie ». Qu’en pensez-vous ?   Prenons une idĂ©e de prise de position possible : Le sport comme spectacle de la bĂŞtise et de la barbarie  
Arguments Exemples
a)                      BĂŞtise -La recherche effrĂ©nĂ©e de la performance provoque une hyper spĂ©cialisation de la pratique sportive.   -La santĂ© des sportifs s’en ressent.       -Le sport nourrit le corps et non l’esprit : intelligence sacrifiĂ©e, limitĂ©e.     b)                      Barbarie -Les termes employĂ©s dans le sport ont une connotation pĂ©jorative et renvoient au duel.       -Le chauvinisme       -La transposition des conflits entre nations sur le terrain.     +Les entraĂ®nements intensifs des haltĂ©rophiles obèses qui donnent finalement l’air de vĂ©ritables monstres.   +L’usage de stupĂ©fiants (dopage) qui accĂ©lère le vieillissement des tissus de l’organisme.   +Un sportif de compĂ©tition n’a que l’intelligence de son entraĂ®neur auquel il s’identifie.     +Le champ lexical pour dĂ©signer les moments d’une rencontre (affrontements, renforcer la dĂ©fense, Ă©craser l’adversaire, passer Ă  l’offensive, etc.)   +Conflits sanglants dans les stades ou en dehors (coupe d’Afrique junior au BĂ©nin : gardien de but tuĂ©.)   +L’importance des mesures de prĂ©caution pour les matchs Ă  tension.      
  NB : La taille des arguments empruntĂ©s Ă  ces deux exemples est Ă  titre illustratif. Le candidat est libre de chercher autant d’arguments qu’il jugera nĂ©cessaires pour mieux  expliciter sa prise de position.   Conclusion partielle L’argumentation de chaque partie nous mène directement Ă  la notion de conclusion partielle. Chaque partie d’une dissertation, bâtie sur la base d’une bonne argumentation avec des arguments et des exemples qui accrochent, a besoin d’être conclue. Cette conclusion doit ĂŞtre concise avec l’emploi d’expressions qui agrĂ©mentent le style : « Il apparaĂ®t donc que… » ; « Il ne serait donc pas superflu de dire… » ; « On a pu constater que… » ; « Tout compte fait… », etc. Une conclusion partielle est une ouverture sur la partie suivante. Il faut donc qu’elle annonce cette partie qui sera dĂ©veloppĂ©e. LĂ  Ă©galement on pourrait employer des expressions du genre : « Toutefois il convient de considĂ©rer… » ; « On peut cependant s’interroger sur… » ; « MĂŞme si les avantages…, il n’en demeure pas moins que… ».   Liens logiques et transitions Une bonne argumentation ne va pas sans un emploi judicieux et correct des termes-outils appropriĂ©s. L’exploitation sĂ©mantique des mots selon l’intention qu’on veut Ă©mettre (qu’il s’agisse d’une affirmation, d’une nĂ©gation, d’une dĂ©duction, d’une illustration, d’une progression, d’une association, etc.) est incontournable. Trouver une transition juste et qui sonne bien reste un problème pour de nombreux candidats. Elle est importante non seulement pour passer, dans le cours du dĂ©veloppement, d’une idĂ©e Ă  une autre, mais aussi pour passer d’une partie Ă  une autre. Disons simplement que les transitions peuvent ĂŞtre comparĂ©es Ă  un lubrifiant. Nous proposons ici un tableau qui ne saurait ĂŞtre exhaustif, afin de mieux aider Ă  faire un raisonnement logique. Il ne faut pas, par consĂ©quent, abuser de telles « recettes »; il s’agit surtout de savoir les utiliser  à bon escient tout en Ă©vitant la redondance.      
Pour introduire une première idée Pour commencer- En premier lieu- Tout d’abord- Avant tout- Premièrement-…
Pour introduire une seconde idée Poursuivons par- Passons à présent à- ensuite-…
Pour introduire une dernière idĂ©e Ă©ventuellement conclusive Pour finir- Terminons par- Pour conclure- En somme- En dĂ©finitive- Au total- …    
Pour comparer …aussi que…- Comme- De même- De même que- …
Pour exprimer une accumulation de faits ou d’arguments Et- En outre- De plus- De surcroît- Aussi- A cela s’ajoute- Non seulement… mais encore- A plus forte raison- D’autant plus que-…
Pour désigner un rapport d’identité, d’égalité, d’équivalence Parallèlement- Tel que- Tel, …tel- Autant que- Autant…autant- De la même façon que-…
Pour évoquer une idée de proportion D’autant plus que- D’autant moins que- Plus…moins- Moins…plus-…
Pour introduire une restriction Si ce n’est- Du moins- Ne serait-ce que-…
Pour indiquer la cause Comme…alors- Puisque…- A cause de- En raison de- Vu que- Attendu que- .
Pour exprimer l’idée de but ou d’intention En vue de- Dans l’intention de- Aux fins de- De manière (de façon) que- De peur que-…
Pour exprimer un rapport de conséquence Donc- De ce fait- De là- En conséquence- Par conséquent- C’est pourquoi- Tant et si bien que-…
Pour traduire la concession Bien que-  Quoi que- Quand bien même- Même si- Quelque… que-…
Pour marquer l’opposition Mais- Cependant- Toutefois- Néanmoins- En revanche- Alors que- En dépit de- Nonobstant-…
  A propos de la synthèse Les sujets les plus courants, donnĂ©s dans le cadre des examens et concours, sont des sujets Ă  orientation critique ou dialectique, car ces derniers permettent de mieux jauger la capacitĂ© de rĂ©flexion du candidat. Ces sujets admettent en dehors de la thèse et de l’antithèse, une synthèse que peu de candidats maĂ®trisent. Souvent la synthèse annoncĂ©e dans les points de l’introduction est occultĂ©e et prise en compte de façon maladroite en conclusion. La synthèse, ce n’est pas le bilan de la thèse et de l’antithèse. Elle est un dĂ©passement des idĂ©es dĂ©fendues dans les première et deuxième parties. Moment important qui tĂ©moigne d’une qualitĂ© intellectuelle très importante (et qui dĂ©passe de ce fait la simple synthèse d’idĂ©es), elle permet  d’évaluer la capacitĂ© qu’a le candidat de contribuer Ă  l’avancĂ©e du savoir (d’un dĂ©bat en cours), et aussi sa capacitĂ© Ă  se dĂ©marquer d’idĂ©es prĂ©conçues. Il est bon de comprendre qu’on n’est pas fondamentalement jugĂ© suivant ses idĂ©es (prise de position), mais plutĂ´t suivant la dĂ©marche intellectuelle dĂ©ployĂ©e pour les soutenir.        
  1. DE LA CONCLUSION
Elle nécessite autant de soins que l’introduction. C’est la dernière impression que le candidat laisse au correcteur, et elle doit être bien rédigée. En lisant vos dernières lignes, le correcteur doit sentir votre cohérence, la logique qui a sous-tendu votre argumentation depuis le début. Cohérence et logique parce que la  conclusion est d’abord la réponse aux questions posées dans l’introduction. Et pour cette raison il ne doit pas y avoir de fossé entre les deux parties. Le correcteur est toujours sensible à l’impression de sécurité et de cohérence que lui donne un rappel clair de la démarche suivie. Trois aspects doivent ressortir dans la conclusion :
  • le bilan : il est recommandĂ©, Ă  ce niveau, de faire une synthèse des conclusions intermĂ©diaires en ayant le sens de la formule concise et explicite ;

  • la conclusion principale du devoir, qui doit rĂ©pondre nettement Ă  la question posĂ©e par le sujet ;

  • l’ouverture : il s’agit de terminer en beautĂ©. Il est souhaitable que la rĂ©flexion reste ouverte grâce Ă  une Ă©bauche d’élargissement du problème. Ceci n’est tout de mĂŞme pas un impĂ©ratif absolu. Une conclusion simplement conclusive qui apporte des rĂ©ponses aux questions posĂ©es n’enlèverait rien de la pertinence de votre devoir ; d’ailleurs, elle vaudrait beaucoup mieux qu’une ouverture faite de toutes pièces, pour le simple plaisir d’en faire.

                     Conseils pratiques

  • Un travail intellectuel a besoin d’être organisĂ©. La dissertation se pratique en gĂ©nĂ©ral en quatre (4) heures d’horloge. Globalement les candidats n’arrivent pas Ă  maĂ®triser le temps et le rĂ©sultat, c’est que la fin est toujours bâclĂ©e. C’ est pourquoi nous recommandons aux candidats, dès l’instant qu’ils ont une conscience claire du sujet, de sa problĂ©matique, de la configuration du plan, de rĂ©diger l’introduction et la conclusion sur des feuilles diffĂ©rentes. Cela leur Ă©vitera une perte de temps.
  • Il faut essayer de se dĂ©partir du brouillon dans la mesure du possible. Une bonne organisation passe par une schĂ©matisation cohĂ©rente. En ce sens, le tableau sur les idĂ©es de prise de position nous semble judicieux. On schĂ©matise les arguments et les exemples de façon très lisible, et au moment de la rĂ©daction, on reformule. Bien entendu quand les arguments sont nombreux, il y a lieu d’opĂ©rer des choix et de veiller Ă  leur cohĂ©rence.
  • A propos des transitions, surtout pour les dissertations appelant Ă  un plan critique ou dialectique, il convient de spĂ©cifier les diffĂ©rents types de transitions.
    • Transition entre introduction et dĂ©veloppement
A ce niveau, il est préférable de pratiquer l’annonce discrète (simple                   énumération de thème à traiter) ou la simple transition interrogative, prolongement de la problématique.
  • Transition entre thèse et antithèse
Ici on opère par une transition oppositive, si le changement de perspective est important, et on introduit clairement l’expression de pensĂ©es divergentes. Exemple : «  Si l’on accepte Ă  prĂ©sent d’envisager avec autant de rigueur un autre aspect du problème en mettant l’accent sur…, l’affirmation selon laquelle… doit ĂŞtre cependant nuancĂ©e. »    
  • Transition entre antithèse et synthèse
Faisons attention à ce niveau, car ici la transition n’introduit pas une opposition mais plutôt un bilan. Exemple : « Conclure à l’opposition des deux points de vue précédemment développés serait sans doute hâtif. En effet, sous certaines conditions cette opposition n’est pas irréductible… ».
  • Transition entre dĂ©veloppement et conclusion
Ici on est Ă  un moment oĂą la rĂ©flexion est achevĂ©e, bouclĂ©e par la synthèse. Il faut rechercher une transition brève et rĂ©ellement tournĂ©e vers la conclusion Exemple : « La question s’éclaire donc … ». Eviter les banalitĂ©s comme : « En conclusion on peut dire que… » ; « Donc nous pouvons conclure par… », etc.  
  • Pour bien parler la « langue de Molière », pour bĂ©nĂ©ficier des « suffrages » du correcteur, il faut mettre l’accent sur le style. Au-delĂ  du contenu, du respect de la mĂ©thode dissertative, il y a le style qui peut faire la diffĂ©rence. Pour cela il appartient au candidat de faire la diffĂ©rence entre le code oral et le code Ă©crit. Ce qui est valable Ă  l’oral ne l’est pas toujours Ă  l’écrit. Le style doit ĂŞtre limpide, clair, beau, dĂ©pouillĂ© de toutes impropriĂ©tĂ©s, de toutes incorrections et maladresses.
 
  • L’équilibre est un Ă©lĂ©ment fondamental en dissertation. Le candidat veillera Ă  Ă©quilibrer les diffĂ©rentes parties. Commencer par une première partie assez Ă©toffĂ©e et terminer par une deuxième partie squelettique déçoit un correcteur. Si on ne peut parvenir Ă  un Ă©quilibre, il vaut mieux commencer par la partie dans laquelle on dĂ©tient le moins d’idĂ©es.
 
  • La rigueur dans l’analyse et la cohĂ©rence des idĂ©es dĂ©veloppĂ©es sont des atouts prĂ©cieux pour la rĂ©ussite d’une dissertation. Quelque soit l’idĂ©e, dĂ©veloppez-la avec cohĂ©rence et pertinence.
  Champ lexical de la dissertation  
    Disserter Faire un développement écrit ou le plus souvent oral sur une question, un sujet. La dissertation n’est rien d’autre qu’un exercice qu’on soumet à un candidat qui est chargé de le  rédiger et qui porte sur la philosophie, la pédagogie, la littérature…
    Discuter Notion fondamentale en dissertation. La prĂ©sence de ce terme est rĂ©vĂ©latrice d’un sujet Ă  orientation critique ou dialectique ; ce qui nĂ©cessite une thèse, une antithèse et une synthèse.  
  DĂ©veloppement Il constitue la deuxième grande partie d’une dissertation. C’est ici que repose toute l’argumentation avec l’explication des diffĂ©rentes idĂ©es de prise de position.  
    Dialectique Il faut entendre par là une analyse dialectique où l’on met en œuvre un ensemble de moyens en vue de démontrer, de réfuter une idée. En dissertation, un raisonnement dialectique cohérent révèle les qualités intellectuelles du candidat.
  Idée C’est l’ossature même de la dissertation. C’est la somme des idées qui façonne un bon devoir. Disserter c’est opérer au départ une recherche d’idées qu’il faut après classer selon des perspectives à exploiter.
    Identifier En dissertation, l’identification est une reconnaissance. Après avoir choisi son sujet, il faut toujours identifier le type de sujet  pour en conséquence, choisir la démarche à adopter (démarche analytique, ou autre).
  Synthèse Elle est fondamentale dans une dissertation à orientation critique. Elle est un dépassement de la thèse et de l’antithèse. Autrement dit, c’est le moment de faire passer ces deux premiers moments à un niveau supérieur.
    Syntaxe Au-delà des idées, des arguments, une bonne dissertation repose sur l’emploi d’une bonne syntaxe. Il y a des règles qui président à l’ordre des mots et à la construction des phrases dans toute langue et notamment dans une langue aussi subtile que le français.
    Style En dissertation, le style n’est rien d’autre que la manière d’écrire qui ressortit de qualitĂ©s artistiques. Un style clair, limpide est opposable Ă  un style lourd, confus ou hachĂ©. Le style joue beaucoup dans l’évaluation d’une copie.  
  Exemples Essentiel en dissertation. Les exemples rendent une argumentation mesurable, concrète. Une bonne argumentation sans exemples relève de l’abstraction.
    Enoncé L’énoncé, c’est la matière même à disserter. Une bonne  lecture pour en comprendre les tenants et les aboutissants demeure fondamentale. Ne pas comprendre l’énoncé, c’est perdre toutes les chances de réussir sa dissertation
  Equilibre Si le fond est important en dissertation, la forme ne l’est pas moins. Il ne faut pas qu’il y ait beaucoup d’écart entre les parties (aussi bien du point de vue du nombre d’idées que du point de vue de leur consistance).
Explicatif Bien lire le sujet et l’énoncĂ© pour dĂ©terminer si le sujet est explicatif, Ă  l’opposĂ© du sujet dialectique.  
  RĂ©diger Savoir rĂ©diger, c’est respecter les normes de rĂ©daction. Pour ce faire, une connaissance parfaite des normes de ponctuation s’impose.  
  Résumé L’aptitude à se résumer fait appel, dans une dissertation, à la concision. Le résumé équivaut à un bilan. La conclusion d’une dissertation commence toujours par un résumé des conclusions partielles.
  Relire Il faut combattre le mal consistant à rendre sa copie sans la relire. Une relecture épargne toujours de quelques incorrections et maladresses qu’il n’est pas évident de déceler a priori.
  Raisonnement On a toujours besoin de savoir où aller dans une dissertation. Pour cela, il faut travailler dans le sens d’un raisonnement logique. Raisonner, c’est réfléchir, c’est écarter toute légèreté dans l’argumentaire.
    Transitions Elles évitent les brusqueries. Entrer dans le développement d’une partie de façon abrupte, c’est ignorer ou passer sous silence les nombreux avantages que les transitions peuvent procurer dans le sens de convaincre davantage le correcteur. De bonnes transitions renforcent une bonne organisation de l’ensemble du devoir.
  Thème Un sujet pose toujours de façon implicite ou explicite un thème. Une question s’impose en dissertation : de quoi s’agit-il ? Dès l’instant qu’on pose cette question, le thème s’éclaircit.
  Argumentation Après une prise de position, il faut une somme d’arguments pour Ă©tayer ses idĂ©es. Une bonne argumentation repose et sur des idĂ©es-arguments et sur des idĂ©es-exemples.  
  Antithèse Faire une antithèse, c’est prendre le contre-pied d’une idée déjà développée. Elle a son sens dans un sujet dialectique.
Articulation logique Sans articulation, il ne peut y avoir de cohérence textuelle. Les articulations rendent le contenu souple et opératoire.
  Analytique Le libellé d’un sujet peut renvoyer à une approche analytique opposable à un sujet de type dialectique ou explicatif.
  Thèse En dissertation, c’est le premier moment de la démarche dialectique auquel s’oppose une antithèse jusqu’à ce que ces contraires (thèse et antithèse) soient conciliés par une synthèse.
  Type Une question s’impose toujours en dissertation après la lecture du libellé du sujet : à quel type de sujet suis-je confronté ? synthétique ? critique ? analytique ?…
  Introduction C’est le préambule, la carte d’identité qui vous révèle au correcteur. Faire bonne impression, être cohérent et logique sont les défis qu’il faut relever à ce niveau.
    Orthographe Disserter n’est pas seulement comprendre le sujet et émettre des idées pertinentes. Ecrire sans fautes est aussi important. Un devoir, aussi pertinent qu’il soit, s’il est rempli de fautes, a des répercussions négatives sur l’évaluation.
Organisation  Mieux les idées sont organisées, plus le travail est facilité et gagne en cohérence.
  Opinion Ce terme apparaît le plus souvent dans le libellé ou la consigne donnée. Il s’agit de cogiter sur le point de vue de l’auteur.
  Nuancer Une bonne argumentation va avec une nuance de ses vues sur le sujet. Nuancer c’est apporter une certaine souplesse dans l’argumentation. Il s’agit là d’une véritable attitude intellectuelle.
    Critique Ne pas confondre le critique (personne qui a des connaissances avérées et qui émet ses jugements dans un domaine précis) et la critique qui est l’action de critiquer. Il ne suffit pas dans une dissertation de voir le mot critique pour croire que le sujet est dialectique.
  Conclusion Un devoir sans conclusion, ou avec une conclusion escamotée, enlève du mordant au travail. C’est une necessité que de travailler aussi cette dernière partie du devoir.
Partiel Entre les parties, les conclusions partielles ont toute leur importance.
Partie Bien délimiter le nombre de parties. Une dissertation ne doit pas en principe dépasser trois parties.
Libellé Bien lire le libellé. C’est la consigne qu’il faut comprendre au risque de passer à côté du sujet.
    Paragraphe Un paragraphe se construit. Il est le résultat d’une idée mise en relief, développée, argumentée et prouvée. Chaque partie du devoir sera bâtie autour de quelques paragraphes. Eviter donc l’étiquetage des idées qui donnerait l’impression de « phrases-paragraphes ».
  DEUXIEME PARTIE : L’ETUDE DE TEXTE AU PROBATOIRE   Introduction   L’ Ecole Normale SupĂ©rieure a introduit une Ă©preuve dĂ©nommĂ©e « Etude de texte », lorsqu’ elle a mis en place, depuis 2000, la « filière probatoire » dans son système de recrutement d’élèves inspecteurs de l’enseignement Ă©lĂ©mentaire. Depuis lors, l’étude de texte est considĂ©rĂ©e, dans l’ensemble, comme la « bĂŞte noire » des candidats qui se posent plusieurs questions :
  • Quelle est la nature de cette Ă©preuve appelĂ©e « étude de texte » ?

  • Quelles aptitudes et capacitĂ©s prĂ©cises faut-il dĂ©velopper pour l’affronter avec des chances de succès?

  • Comment cerner les contenus et les caractĂ©ristiques de l’étude Ă  rĂ©aliser ?

  • Comment les organiser de manière adĂ©quate ? etc.

Pour tenter d’apporter des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse Ă  tant d’interrogations tout Ă  fait lĂ©gitimes, notre propos s’articule autour de deux axes majeurs : quelques considĂ©rations thĂ©orique (A)  suivies de la mĂ©thodologie en Ă©tude de texte (B).  

  1. CONSIDERATIONS théoriques
L’étude de texte est une épreuve professionnelle (1), portant généralement sur un texte particulier (2), et destinée à tester la culture pédagogique, les qualités intellectuelles et les aptitudes à la rédaction du candidat (3). A.1 Une épreuve professionnelle L’étude de texte se présente comme l’une des deux épreuves écrites d’admissibilité inscrites au CRAP/CREI. La seconde est une épreuve de culture générale sur un sujet d’ordre littéraire ou scientifique (cf. conseils donnés sur la dissertation). Chacune de ces deux épreuves représente un test qui vise à mesurer des aptitudes et des compétences spécifiques censées nécessaires à la formation de l’élève inspecteur. Alors que l’épreuve de culture générale recherche avant tout, l’étendue et la profondeur de la réflexion et des connaissances du candidat, dans les domaines « classiques » de l’action et de la pensée de l’homme et de la société (arts, lettres, sciences, techniques,…), l’étude de texte tend plutôt à prospecter ses possibilités professionnelles. En d’autres termes, l’étude de texte vise à mesurer l’expérience pédagogique, les connaissances psychologiques, sociologiques, les capacités de réflexion, de synthèse et l’esprit critique qui rendent l’inspecteur apte à proposer des remèdes efficaces, dans ses multiples fonctions. A.2  Un texte particulier Le texte proposé est souvent argumentatif. Il est rédigé par un doctrinaire de l’éducation. Il vise ainsi à convaincre le destinataire, à lui faire accepter un point de vue. A cet égard, le texte se veut une démonstration qui organise et relie logiquement un ensemble d’éléments qui forment l’argumentation. Celle-ci est soumise à la réflexion des candidats. Dégager les directives de cette réflexion nous ramène à l’élucidation des exigences véhiculées par les termes « Explication- Synthèse » et « Discussion ». Pour préciser l’attitude d’esprit requise, il ne semble pas superflu d’affirmer que le candidat doit montrer son aptitude à penser un texte, plus préoccupé de conception que d’exécution. En vérité, l’épreuve met plus le candidat dans son futur rôle d’inspecteur que dans celui actuel d’instituteur. Sous ce rapport, l’explication synthèse peut être considérée comme un processus de compréhension du contenu présenté de  manière diffuse dans le texte. Il s’agira pour lui, dans un premier moment, de décomposer ce contenu complexe en éléments pertinents à décrypter, dans un mouvement de description synthétique, d’explication et de justification. Toutefois, l’observateur devra s’efforcer de retrouver ou de recréer les liens organiques entre les éléments isolés à étudier à la fois pour eux-mêmes et par leur inter relations qui donnent une unité et un sens à l’étude. Les qualités requises ici sont, entres autres: fidélité, rigueur et objectivité dans la restitution des idées contenues dans le texte. La discussion est le second moment de l’étude de texte. A ce niveau, le candidat est libre de faire recours à toute son expérience professionnelle, pour porter un regard critique sur le texte. Le souci est ici de se prononcer sur la pertinence, la validité, l’efficacité et l’actualité des arguments de l’auteur. Ce sera en fonction de deux référentiels dont l’un est interne au texte (avec  plusieurs paramètres entrant en jeu, notamment ceux relatifs au système éducatif dans l’optique du PDEF), et l’autre externe au texte et concernant les directives et les valeurs pédagogiques confirmées par la pratique et la recherche. Dans le premier cas, on apprécie par rapport au réel et dans le second, par rapport à l’idéal. En tout état de cause, les qualités exigées sont rigueur, équilibre et pertinence dans l’argumentation du candidat où il n’y a pas de place pour des affirmations gratuites ou des impressions que rien ne justifie. A.3.  Un test de culture pédagogique, des qualités intellectuelles et des possibilités d’élaboration écrite La réalisation de tels objectifs suppose de la part du candidat la  mobilisation de ses diverses possibilités professionnelles et intellectuelles, tout comme la capacité de les exprimer de manière adéquate. (Nécessité d’une réflexion sur sa pratique de classe et sur les fondements théoriques qui sous-tendent cette  pratique de classe). Dans l’étude de texte, le capital d’expérience professionnelle accumulée et maîtrisée est un atout de taille. Elle doit être articulée à des connaissances théoriques touchant plusieurs domaines : théories de l’éducation, psychologie de l’enfant, sociologie de l’éducation et d’autres domaines annexes des sciences de l’éducation. Ce capital représente, en effet, le support de base de qualités telles que  la sensibilité et la finesse pédagogique permettant la perception et l’interprétation des problèmes sous-jacents, la sûreté et l’équilibre du jugement indispensables à une appréciation juste , l’ouverture et la puissance d’innovation pédagogique, source de perfectionnement continu. Inhérentes à la réflexion demandée, les qualités intellectuelles fournies par les capacités d’analyse et de synthèse, de nuance et de cohérence logique, seront aussi précieuses. Pour que toutes ces possibilités soient perçues, il faudra bien qu’elles soient reflétées par la qualité de l’expression écrite du candidat. Ce qui exige la clarté et la précision dans le style, la correction dans  la langue et l’organisation adéquate des idées dans la structuration du texte, sans oublier une présentation matérielle qui facilite la lecture. Tels sont donc les paramètres essentiels qu’il convient d’intégrer dans la méthodologie.  
  1. Méthodologie de l’étude de texte
  La mise en Ĺ“uvre de la dĂ©marche (2)  nĂ©cessite d’abord un rappel de quelques prĂ©alables (1).   B.1 PrĂ©alables Le premier prĂ©alable a trait Ă  l’obligation de la part du candidat de respecter scrupuleusement la consigne. Cette exigence fait que tout candidat qui en fait fi, rate son devoir. Par ailleurs, cette consigne exclut toujours les aspects liĂ©s Ă  l’esthĂ©tique (images, figures de styles, notions de versification), pour ne s’intĂ©resser qu’au fond (richesse et profondeur des idĂ©es). Cela s’explique par le fait que le texte en question est relatif Ă  l’éducation ; la problĂ©matique posĂ©e est surtout d’essence et de valeur  éducatives. L’autre prĂ©alable est liĂ© Ă  la nĂ©cessitĂ© d’avoir constamment Ă  l’esprit, un triple souci de cohĂ©rence, de cohĂ©sion et d’objectivitĂ©. La cohĂ©rence, c’est le fait de suivre les idĂ©es dans une progression logique tout en rĂ©vĂ©lant les liens qui les unissent. La cohĂ©sion permet d’identifier les connecteurs logiques, de repĂ©rer les phrases de transition entre les diffĂ©rentes parties du devoir, en vue de mettre en relief les articulations qui existent entre ce qui est dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© et ce qui va l’être. Enfin, l’objectivitĂ© permet au candidat de se substituer Ă  l’auteur et donc, de tenter de le comprendre dans son argumentaire. Mais le candidat s’efforcera de restituer, Ă  partir de son propre style, les idĂ©es essentielles qui expriment la pensĂ©e de l’auteur.   B.2. La mĂ©thodologie Comme toute rĂ©flexion intellectuelle, la mĂ©thodologie de l’étude de texte s’articule autour de trois grandes parties : l’introduction, le dĂ©veloppement et la conclusion.       B.2.1. L’introduction Elle embrasse trois Ă©tapes : la situation, l’idĂ©e directrice et le plan.  
  • La situation du texte
Il s’agit ici de trouver une orientation Ă  partir de laquelle le texte peut ĂŞtre articulĂ© Ă  un courant de pensĂ©e, ou Ă  un contexte d’appartenance. LĂ , le candidat devra  rĂ©flĂ©chir concrètement sur le contexte de production de l’œuvre d’oĂą est tirĂ© le texte, ou encore songer au courant de pensĂ©e auquel appartient l’auteur. A dĂ©faut de ces Ă©lĂ©ments, il peut alors situer le texte en l’articulant Ă  l’actualitĂ©, Ă  la logique,… NB : Les exemples que nous allons choisir Ă  prĂ©sent s’appuieront essentiellement sur le texte de la session de 2000/2001 : Savoir co devenir de Boubacar Camara, UNESCO/BREDA. Exemple de situation possible : « Le texte soumis Ă  notre attention est extrait d’une Ĺ“uvre intitulĂ©e Savoir co devenir, de Boubacar Camara. La rĂ©daction de cet ouvrage a Ă©tĂ© appuyĂ©e par l’UNESCO , une institution des Nations Unies spĂ©cialisĂ©e dans les domaines de l’ Education, de la Science et de la Culture, en vue de promouvoir la paix dans le monde et la comprĂ©hension internationale entre les peuples. »  
  • La mise en Ă©vidence de l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale et la prĂ©cision de la thèse de l’auteur
DĂ©gager l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale, c’est mettre en relief le thème directeur, le thème central objet de la ou des thèse (s) de l’auteur. PrĂ©ciser la ou les thèses de l’auteur, c’est Ă©voquer brièvement ce qu’il pense de la problĂ©matique soulevĂ©e. A ce propos, il ne faut surtout pas confondre idĂ©e gĂ©nĂ©rale et thèse (s) dĂ©fendue (s). Exemple possible: IG : « Dans cette perspective, l’auteur aborde la thĂ©matique de l’apprentissage, avant de prendre du recul pour exposer ses convictions. »  Thèse : « De manière plus prĂ©cise, il milite en faveur de l’apprentissage Ă  la comprĂ©hension. »      
  • L’annonce du plan
C’est Ă  ce niveau que se situe l’originalitĂ© de l’étude de texte. Le plan est ici fortement guidĂ© par la consigne, contrairement au commentaire oĂą le candidat dispose d’une plus grande marge de manoeuvre.     Rappel de la consigne de la session de 2000 :
  • Quel est le thème et quels sont les problèmes soulevĂ©s dans le texte ?
  • DĂ©gagez les articulations majeures du texte.
  • Quelles rĂ©flexions vous inspire cette approche de l’éducation ?
Exemples possibles d’annonce: 1. « L’identification des problèmes que soulève un tel extrait permettra d’en cerner les articulations majeures, afin d’être en mesure d’apprécier  cette conception, à la lumière des réalités de l’éducation. »
  1. «  La clarification de telles idées dans le sens de mieux en révéler toute la portée devra nous permettre, sans doute, d’apprécier leur validité par rapport aux réalités du système éducatif sénégalais. »
    B.2.2 Le dĂ©veloppement Il comprend deux parties principales : une explication synthèse suivie d’une discussion.
  • L’explication synthèse:
C’est à ce niveau que l’on explicite la ou les thèses (s) de l’auteur. En d’autres termes, il s’agit d’afficher clairement la position de l’auteur au regard du thème central, c’est à dire de l’idée générale déjà dégagée en introduction. Pour chaque thèse (s’il en existe deux ou trois) :
  • dĂ©terminer les mouvements d’ensemble qui sont constituĂ©s gĂ©nĂ©ralement de deux ou trois idĂ©es forces (articulations majeures) portant chacune un titre. Ce travail, qui reflète la composition du texte  d’étude,  suppose une bonne comprĂ©hension, et donc, une capacitĂ© d’analyse avĂ©rĂ©e ;

  • expliciter les idĂ©es en montrant, pour chacune d’elles, l’argumentaire, les articulations qu’elles entretiennent les unes avec les autres, d’une part, et d’autre part avec la problĂ©matique posĂ©e, ainsi que leur progression logique ;

  • procĂ©der enfin Ă  une conclusion partielle qui synthĂ©tise les rĂ©sultats ainsi obtenus Ă  l’issue des diffĂ©rents mouvements du texte, et constitue concomitamment une introduction Ă  la deuxième partie.

  Exemple possible : Thèse défendue par B. Camara : La compréhension joue un rôle majeur dans l’éducation. Conviction fondée sur deux  problèmes essentiels : une remise en question de la seule assimilation des connaissances au regard des contradictions actuelles, et le nécessaire apprentissage de l’amour qui socialise l’individu et l’aide à s’intégrer dans la société. ( le candidat cherchera dans le texte  les détails liés à ces deux problèmes pour mieux les expliquer) Sous ce double rapport, l’auteur fait apparaître trois articulations majeures dans son argumentation. Au début et à la fin de l’analyse, le texte fait ressortir la thèse défendue, qui se résume à l’apprentissage à la compréhension. Toutefois, une thèse inverse lui est sciemment opposée, puisque Camara fait allusion  à l’apprentissage à apprendre, c'est-à-dire à l’apprentissage perçu sous l’angle de son rapport au savoir. Et c’est pour revenir à la charge en vue  de mieux élaborer, affiner et soutenir la thèse qu’il défend, à l’aide de plusieurs arguments qui structurent tout le reste de l’extrait. L’analyse que nous avons effectuée nous permettra sans doute d’apprécier  quelques unes des idées de l’auteur. Nous  cernerons les apports à en tirer tout en repérant quelques limites afin de proposer des orientations possibles conformément aux réalités de l’éducation sénégalaise.

  • La discussion
Il est ici question de porter des Ă©lĂ©ments d’apprĂ©ciation sur les idĂ©es essentielles de l’auteur. Plus prĂ©cisĂ©ment, le souci est de se prononcer sur la pertinence,  la validitĂ©, l’actualitĂ© des rĂ©flexions de l’auteur, Ă  la lumière des rĂ©alitĂ©s de l’éducation, comme l’exige gĂ©nĂ©ralement la consigne. Tout argument avancĂ© devra ĂŞtre justifiĂ© par des preuves tirĂ©es de lectures d’ouvrages, de textes lĂ©gislatifs, règlementaires, de la rĂ©alitĂ© quotidienne de la vie, de l’environnement pĂ©dagogique, culturel, social, de l’expĂ©rience professionnelle du candidat,… A titre indicatif, le candidat peut adopter une approche dialectique sous  forme de mini  dissertation. Dans une première partie, il peut montrer les aspects positifs, les  mĂ©rites, les survivances que renferme le texte d’étude. Une seconde partie pourrait se charger de mettre en exergue les limites, les aspects Ă  amĂ©liorer, etc., avec des arguments Ă  l’appui. Enfin, une dernière partie servira de synthèse pour assurer la jonction des complĂ©mentaritĂ©s, des convergences entre les Ă©lĂ©ments des deux premières parties, et mieux, dĂ©passer les idĂ©es contenues dans ces deux premières parties. C’est lĂ  un moment important qui tĂ©moigne d’une grande qualitĂ© intellectuelle, permettant de jauger  la capacitĂ© du candidat  de contribuer Ă  l’avancĂ©e du savoir, ainsi que son aptitude Ă  projeter un regard critique par rapport aux « idĂ©es » supposĂ©es «  toutes faites ». C’est, enfin, faire preuve d’originalitĂ© dans sa dĂ©marche intellectuelle. Exemple possible : Thèse : Soutenir l’importance de la comprĂ©hension dans tout processus d’éducation en faisant rĂ©fĂ©rence aux textes (art.6 de la Loi 91-22 d’orientation de l’ Education Nationale du 16-02-91). Arguments et illustrations : Montrer en cela que la comprĂ©hension conditionne l’appropriation du savoir, la maĂ®trise du savoir faire et l’intĂ©riorisation du savoir ĂŞtre, pour, finalement aboutir au savoir co devenir que dĂ©fend Camara. En cela, elle intègre les Ă©lĂ©ments de socialisation de l’apprenant qui le poussent plus tard Ă  participer Ă  un projet de sociĂ©tĂ© fondĂ© sur la paix, la justice et la solidaritĂ©. En outre, la comprĂ©hension vise Ă  bonifier l’expĂ©rience de l’apprentissage par la collaboration et l’entraide. Enfin, une culture valorisant les efforts collectifs est plus Ă  mĂŞme de relever les dĂ©fis d’un tel projet de sociĂ©tĂ© que ne l’est une culture axĂ©e sur l’individualisme et la compĂ©tition. La comprĂ©hension encourage la solution de problèmes en groupes et le dĂ©veloppement des habiletĂ©s sociales propices au travail d’équipe. Ce modèle Ă©ducatif permet Ă  des groupes d’élèves de faire l’expĂ©rience de l’expĂ©rience de la collaboration, de l’interdĂ©pendance, de l’amour, dans la rĂ©solution de problèmes complexes, et de vivre une vĂ©ritable dĂ©mocratie participative. La coopĂ©rative scolaire est un creuset idĂ©al pour mettre en Ĺ“uvre une telle conception de l’éducation. (cf. art.5 du DĂ©cret 89-581 du 18-05-1989). Antithèse :   Mais, cet apprentissage de la comprĂ©hension, qui vise Ă  dĂ©velopper, au sein de la classe et de l’école, une culture de coopĂ©ration et d’amour est-elle rĂ©ellement en contradiction avec une pĂ©dagogie de l’autonomie des apprenants ?     Arguments et illustrations : L’éducation doit elle-mĂŞme devenir un processus qui favorise la responsabilitĂ© (dans un premier paragraphe) et l’autodĂ©termination (dans un second paragraphe) : songer Ă  la pĂ©dagogie de l’autonomie et de la pensĂ©e critique,  au constructivisme et Ă  l’épistĂ©mologie de Piaget, Ă  la Loi d’orientation, au DĂ©cret 89-581,…   Synthèse : Tout compte fait, lorsque les conditions de vie et d’apprentissage favorisent la satisfaction de ces besoins de libertĂ©, de compĂ©tence te d’appartenance, la personne dĂ©veloppe la confiance, les habiletĂ©s et la motivation propices au dĂ©veloppement continu de l’autodĂ©termination. A la lumière de tout ce qui prĂ©cède, l’on peut soutenir qu’ «apprendre Ă  comprendre » et « apprendre Ă  apprendre » rapportĂ©s aux finalitĂ©s de l’éducation, loin de se contredire, constituent plutĂ´t les deux aspects complĂ©mentaires d’une mĂŞme rĂ©alité : le nĂ©cessaire processus de socialisation autonomisation Ă  mettre en Ĺ“uvre, de nos jours, dans notre système Ă©ducatif, en vue d’apprendre Ă  co devenir, comme nous y invite l’auteur de l’extrait.   B.2.3. La conclusion Comme l’introduction, elle revĂŞt aussi, gĂ©nĂ©ralement, trois parties : un rĂ©sumĂ©, une prise de position et des perspectives. Le rĂ©sumĂ© consiste Ă  dĂ©gager brièvement l’intĂ©rĂŞt du  texte, son importance, les enjeux qu’il soulève au regard du contexte actuel de l’éducation. La prise de position exprime clairement les impressions finales que le texte laisse au candidat. Les perspectives invitent Ă  susciter d’autres interrogations qui mĂ©riteraient des dĂ©bats ultĂ©rieurs.   Exemple possible :
  • RĂ©sumĂ©: Soutenir avec Camara, la pertinence et le bien fondĂ© de la nĂ©cessaire assimilation des connaissances combinĂ©e Ă  l’apprentissage de l’amour, gages de comprĂ©hension durable.
  • Prise de position: Cet apprentissage du savoir co devenir, en parfait accord avec la composante qualitĂ© du PDEF, permet de crĂ©er une synergie d’effets qui contribuent Ă  l’actualisation du potentiel humain, avec, comme rĂ©sultat, l’émergence d’une dynamique dialectique unissant deux forces en opposition, mais complĂ©mentaires : l’une accentue la transmission du capital culturel humain, et l’autre vise Ă  l’autonomisation ou l’action rĂ©flexive critique , permettant ainsi la prise en charge d’un projet de vie.
  • Ouverture: Ne serait-ce pas lĂ  poser la problĂ©matique d’une socialisation autonomisante ou, plutĂ´t, d’une autonomisation socialisante ?
  ANNEXE :  Renforcement des acquis : Une mĂ©thode de travail parmi tant d’autres. Cet exemple a les mĂ©rites de partir d’un texte argumentatif relativement court, accessible et facile Ă  travailler, dans un souci didactique, pour aider Ă  mieux comprendre le travail attendu du candidat. Il s’agit surtout de s’approprier les 3 grilles –outils ci-dessous  pendant les moments de rĂ©flexion sur le texte.   Texte d’étude : La bicyclette est un instrument de transport idĂ©al pour la ville. En effet, ne permet-elle pas de glisser partout ? Le cycliste se faufile entre les voitures, Ă©chappe aux embouteillages, et, malgrĂ© sa modeste vitesse, l’emporte sur l’automobiliste pour de petits parcours urbains. En outre, elle se gare sans difficultĂ©s : un couloir, un rĂ©duit, un mur sur lequel s’appuyer et c’est assez. Enfin, elle n’exige aucun carburant et son prix d’achat est relativement modique. Quelle Ă©conomie ! Consigne : Après avoir dĂ©gagĂ© les idĂ©es essentielles du texte, dites ce qu’elles vous inspirent Ă  la lumière  des rĂ©alitĂ©s de la prĂ©vention  et de la sĂ©curitĂ© routières.   I.Travail prĂ©paratoire (dans le brouillon) I.1. Grille d’analyse pour le dĂ©veloppement I.1.1. ElĂ©ments d’explication synthèse
Thèse de l’auteur L’auteur préconise la promotion et la valorisation de l’usage de la bicyclette en milieu urbain. Connecteurs logiques Fonctions  
Argument 1   · Preuve(s) Peu d’espace pour de petits trajets -embouteillages contournés -dépassement des automobiles. En effet Introduit le premier argument
Argument 2   · Preuve(s) Stationnement facile -diversité des supports alternatifs d’appui En outre Liaison entre le premier argument et le second
Argument 3   · Preuve(s) Un moyen économique -pas de consommation de carburant -peu coûteux. Enfin Introduit le dernier argument
    I.I.2. ElĂ©ments pour la discussion
Aspects positifs Limites Synthèse         possible
·        Thèse pertinente au regard de la circulation urbaine dakaroise (rapiditĂ© et facilitĂ© des parcours, moyen peu encombrant). ·        Thèse actuelle : maintien de la santĂ© physique, pratique d’une activitĂ© sportive, moins de dĂ©pense et donc, adaptation au contexte Ă©conomique conjoncturel actuel, prĂ©servation de l’environnement contre la pollution atmosphĂ©rique et sonore. -Plus grands risques d’accidents, d’agressions, de vols     -catĂ©gorisation des cibles : tout le monde ne peut pas se dĂ©placer Ă  vĂ©lo -DĂ©pense d’énergie relativement importante : risques de fatigue musculaire, de contusions,… Prendre conscience des avantages et des limites objectives de la bicyclette pour en faire bon usage.
  I.2.Eléments pour une introduction
Situation Le texte peut être situé, au regard de  l’actualité, dans la thématique de l’éducation à la prévention et à la sécurité routières.
Idée générale L’auteur se prononce ici sur les moyens de faire  face aux problèmes posés par la circulation routière urbaine.
Plan NB : Il est dĂ©terminĂ© par la consigne 1.                       RepĂ©rage des arguments majeurs (idĂ©es essentielles) 2.                       Impressions au regard de l’actualitĂ© des transports.  
 
  1. Conclusion
Dans le contexte actuel de  la circulation, ce texte revêt un grand intérêt puisque l’auteur a réussi à mettre en évidence beaucoup de mérites liés à l’usage de la bicyclette. Toutefois, les éventuels revers qu’un tel instrument peut infliger aux usagers de la route sont passés sous silence pour, sans doute, mieux vendre ce moyen de déplacement. Par conséquent, il ne serait pas superflu de recommander à la population de tenir compte de ces deux aspects pour faire bon usage de la bicyclette.
  1. Rédaction du devoir sur la copie à rendre, puis relecture
En disposant des trois grilles outils et de la conclusion entièrement rĂ©digĂ©e dans le brouillon, le candidat n’aura qu’à  en restituer le contenu, Ă  l’aide de phrases Ă  formuler.   Viatique *** Comme toute rĂ©flexion intellectuelle, la dissertation de culture gĂ©nĂ©rale et l’étude de texte doivent toutes deux ĂŞtre sous-tendues par une grande capacitĂ© d’analyse, de synthèse et un grand esprit critique. Ce sont lĂ  autant de qualitĂ©s exigĂ©es Ă  un futur inspecteur devant le rendre apte Ă  envisager des rĂ©flexions et des actions efficaces, pertinentes et opĂ©rationnelles face Ă  des rĂ©alitĂ©s quotidiennes de terrain. C’est dire que la principale caractĂ©ristique du concours CRAP /CREI, reste la disponibilitĂ© d’esprit. Ce concours n’offre aucune chance aux paresseux, aux amateurs de facilitĂ©s et aux suffisants. La clĂ© de la rĂ©ussite rĂ©side donc dans la recherche constante d’informations et dans l’exercice rĂ©gulier.   Courage, Ă  vos plumes et bonne chance Ă  tous. Contacts : Samba DiakhatĂ© 524 24 65 Papa Moustapha Guèye 503 57 17 Alpha Wade 657 86 52              
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